Le chancelier autrichien propose d’abandonner l’adhésion de la Turquie à l’UE, Ankara réagit

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Le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik, a qualifié de «politique très proche de celle de l’extrême droite» le souhait exprimé par le chancelier Christian Kern de lancer une procédure pour mettre fin aux négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne (UE).

Celik s’est adressé aux journalistes, jeudi, juste avant son entretien avec le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, en visite officielle à Ankara.

«Nos pays amis et alliés européens ont condamné la tentative de coup d’Etat mais juste après ils ont lancé de nombreuses critiques relatives à nos mesures contre l’organisation terroriste guléniste FETÖ. La Turquie ne mérite pas cela. Aujourd’hui, le premier ministre d’un pays membre parle de lancer un processus pour mettre fin aux négociations d’adhésion [de la Turquie à l’UE]. Il est très gênant de constater de telles positions très proches des politiques de l’extrême droite », a-t-il dit.

Celik a affirmé que la Turquie mérite au contraire plus de soutien et de solidarité pour son combat pour la démocratie, les droits de l’homme et l’Etat de droit.

«Le peuple turc a fait preuve d’un grand attachement aux valeurs démocratiques. Il doit être applaudi pour ça. Évidemment il peut y avoir des critiques. Mais il faut savoir faire la différence entre la critique et l’hostilité à la Turquie», a-t-il encore dit.

«La Convention Européenne des Droits de l’Homme, les normes de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et les valeurs du Conseil de l’Europe (COE) restent des références pour la Turquie. Nous allons renforcer les valeurs que nous partageons avec le COE, car la meilleure solution et le meilleur remède contre les coups d’Etat sont la démocratie, les droits de l’homme et l’Etat de droit. Le peuple turc a justement montré son attachement à toutes ces valeurs», a-t-il poursuivi.

Celik a terminé ses propos en remerciant une nouvelle fois Jagland pour son soutien au peuple turc dans ce contexte.

Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe a déclaré de son côté: «Je suis venu en Turquie pour apporter mon soutien aux institutions démocratiques de la Turquie après la tentative de coup d’Etat du 15 juillet. Je voudrais mieux comprendre le processus en cours et apporter mon soutien à la Turquie».

«Ce soir-là [du 15 juillet], il n’a pas été difficile pour moi de tout de suite prendre position pour condamner le coup d’Etat. J’ai tout de suite compris ce qu’il se passait et avant le milieu de la nuit je me suis exprimé.», a-t-il ajouté. (AA)

 

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