Syrie: la situation empire à Alep, frappé par le régime et les forces russes (avec vidéo)

0

Les combats perdurent avec toute leur violence à Alep, région assiégée depuis près d’un mois par le régime Assad, lui-même appuyé par les forces aériennes russes.

Les opposants ont réussi à reprendre le contrôle de nombreuses régions lors des opérations qu’ils ont lancées pour mettre fin au siège. Un grand nombre de soldats du régime ont été tués et des dizaines de blindés et d’armes lourdes ont été détruites.

Depuis l’encerclement de la région par les forces du régime, près de 250.000 civils sont contraints de vivre sous le siège.

Jusqu’à présent, plus de 400 civils ont quitté la ville via le couloir sécurisé qui a été formé.

Entre-temps, les opposants ont fait savoir qu’un baril de bombes contenant du chlore a été largué depuis un hélicoptère militaire de l’armée syrienne sur la commune Serakib, affiliée à Idleb.

Les personnes souffrant de troubles visuels, de nausées et de troubles respiratoires en raison du gaz, ont été traités dans un hôpital de campagne.

Un hélicoptère russe a été abattu par des tirs près d’Alep. Cinq personnes s’y trouvant ont été tuées. Le groupe al-Nosra, qui a changé son nom en tant que Front Fateh al-Cham quelques temps auparavant, a revendiqué l’attaque et partagé sur internet la photographie des soldats russes tués.

Le ministère russe de la Défense a déclaré que l’hélicoptère retournait à sa base d’Hammim après avoir acheminé des aides humanitaires à Alep, et qu’il avait été abattu par des tirs effectués depuis le sol.

Depuis, la Russie bombarde intensivement les opposants qui ont lancé une opération d’envergure en vue de briser le siège d’Alep.

L’avancée concrète notée par les opposants aux deux premiers jours de l’opération au sud et sud-ouest d’Alep, a ralenti après les raids aériens russes.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a indiqué que les violents conflits entre le régime et les opposants ont fait des dizaines de morts dans les deux camps.

Le directeur de l’OSDH, Rami Abdulrahman, a précisé que les frappes aériennes russes sur le front sud d’Alep ont continué toute la nuit.

« Ce bombardement a ralenti la contre-attaque des opposants. Grâce à ce soutien aérien, le régime a pu reprendre cinq des huit positions qu’elle avait perdues » a-t-il poursuivi.

Les opposants ont, pour leur part, déclaré que l’opération se poursuivrait et que le siège d’Alep prendrait bientôt fin.

Devenue un champ de bataille à partir de 2012, la ville d’Alep est divisée entre le régime et les opposants.

Le régime, qui contrôle le secteur ouest de la ville, a assiégé, le 17 juillet, le secteur est d’Alep contrôlé par les opposants.

En dernier lieu, alors que l’aviation loyaliste et russe continuent de bombarder le centre-ville et la campagne d’Alep, un bombardement prenant pour cible un convoi d’aide humanitaire a fait 41 morts.

Un autre convoi d’aide humanitaire dans la région d’Etarib, dans la campagne ouest d’Alep, a été frappé par un bombardement russe. Six civils ont été tués.

La Russie a largué des bombes à sous-munitions sur les quartiers Est de la ville.

L’opération lancée par les opposants pour briser le siège d’Alep, est toujours en cours.

Dans le cadre de l’opération, ils ont posé des bombes sous le bâtiment utilisé comme Quartier par le président syrien Bachar al-Assad dans le quartier Ramuseh d’Alep, en passant par le tunnel qu’ils ont creusé.

Les opposants ont fait exploser les bombes et le QG d’Assad, tuant de nombreux soldats du régime.

Par ailleurs, ils ont pris en otage 23 militaires du régime dont 15 officiers.

En outre le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a appelé à assurer l’entrée de l’ONU à Alep pour des aides aux civils bloqués.

Dans une interview au quotidien Bild, Steinmeier a appelé à « protéger les civils d’une plus grande catastrophe ».

Il a souligné le besoin d’un cessez-le-feu humanitaire pour l’acheminement des aides aux habitants.

Le chef de la diplomatie allemande a appelé les forces du gouvernement syrien à mettre immédiatement un terme aux attaques visant les civils, ajoutant que la Russie qui soutient le régime, a aussi une responsabilité dans la prévention de cette catastrophe humanitaire.

Jusqu’au début de la guerre civile, Alep était la plus grande ville de Syrie. Après le commencement des combats à Alep en 2012, les 250.000 civils vivant dans la région contrôlée par les opposants, ont été encerclés par les troupes du gouvernement.

Damas accuse les opposants de se servir du peuple comme bouclier vivant et les opposants accusent les forces du gouvernement syrien et la Russie de bombarder les hôpitaux.

TRT FR

Partager cet article? http://turquie2023.com/jmSJsJ
Partagez.

À propos de l’auteur

Les commentaires sont fermés.