Jeffrey: « Nous allons entreprendre des démarches au sujet de Manbij »

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Le Représentant Spécial américain pour la Syrie, James Jeffrey, a affirmé que les Etats-Unis entreprendront des démarches avant la fin de l’année dans le but d’accélérer l’application des critères inscrits sur la feuille de route conclue avec Ankara au sujet de Manbij.

A l’issue de la 3ème réunion du groupe de travail pour la Syrie, tenue vendredi à Ankara en Turquie, Jeffrey a répondu aux questions des journalistes.

Le représentant américain a d’abord indiqué que l’ensemble des questions relatives à la situation en Syrie, d’Idleb à Manbij en passant par l’Est de l’Euphrate, ont été traitées lors de la réunion.

« A Manbij, nous effectuons des inspections de sécurité afin d’assurer comme promis [à la Turquie] le départ des membres du PYD/YPG et les remplacer par des représentants locaux qui se réuniront dans des conseils locaux. Nous allons entreprendre plusieurs démarches avant la fin de l’année pour accélérer l’application des critères inscrits dans la feuille de route. Certains seront terminés fin décembre », a-t-il déclaré.

Selon Jeffrey, le modèle suivi à Manbij avec la Turquie peut être un modèle qui pourrait apporter la paix dans l’ensemble de la Syrie.

« Il est impossible d’apporter une solution durable en Syrie sans une coopération Etats-Unis/Turquie », a-t-il assuré.

Dans ce sens, Jeffrey a indiqué que des travaux ont débuté avec Ankara pour étendre le modèle de coopération pour Manbij à d’autres régions de Syrie, notamment pour soutenir les activités de la Turquie à Idleb.

Le représentant spécial américain a aussi été interrogé sur le projet américain d’établissement de points d’observations à l’Est de l’Euphrate.

« Ce projet a pour objectif de garantir la sécurité dans la région, y compris celle de la Turquie. Le but est d’empêcher les tirs d’harcèlement en direction de la Turquie », a-t-il affirmé.

Concernant le processus d’Astana, James Jeffrey a défendu que ses derniers propos ne prenaient pas pour cible le processus. « Le processus d’Astana fonctionne. Nous n’avons aucun problème avec cela », a-t-il dit.

« Nos inquiétudes concernant davantage les difficultés pour mettre en place le Comité constitutionnel en Syrie, ce qui devait être fait avant le 31 décembre de cette année, selon les décisions prises sous l’égide des Nations Unies (ONU) », a-t-il ajouté.

« Le principal obstacle à l’avancement du processus est sans aucun doute le régime syrien. Ni le processus d’Astana, ni la Russie, ni l’Iran, ni la Turquie qui effectue de très bons pas, ne sont responsables. C’est le régime, qui ne permet aucun processus comme celui de Sotchi, qui est le véritable responsable », a-t-il encore poursuivi.

Jeffrey a dit espérer que l’accord de Sotchi sera appliqué comme promis avant le 31 décembre.

« Dans le cas contraire, l’ONU devra expliquer les raisons de cet échec », a-t-il lancé.

Au sujet de la coopération américaine avec le groupe terroriste YPG/PKK, James Jeffrey a une nouvelle fois affirmé qu’il s’agit d’une stratégie « passagère ».

« Notre coopération avec les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) contre Daech dans le nord-est est passagère et tactique. »

Il a rappelé que les combats contre Daech sont particulièrement virulents dans la région de Deir ez-Zor, s’inquiétant d’un retour en force de Daech dans l’Est de la Syrie.

Pour conclure, James Jeffrey a expliqué qu’il va transmettre à Washington « les inquiétudes très claires exprimées par le ministre de la Défense, Hulusi Akar, au sujet de la menace terroristes visant la Turquie dans le nord-ouest de la Syrie ».

 

 

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