Abbas: « Jérusalem n’est pas à vendre, les droits des Palestiniens ne peuvent être marchandés »

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Le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé l’administration américaine à revenir sur ses décisions unilatérales contrevenant aux résolutions de la légitimité internationale. 

Dans son discours prononcé jeudi à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, Abbas a réitéré sa demande d’une conférence internationale de paix, sur la base des résolutions de la légitimité internationale, avec une large participation des acteurs régionaux et internationaux, et en premier lieu les membres permanents du Conseil de sécurité et le Quatuor. 

Le dirigeant palestinien a appelé à accepter l’Etat de Palestine comme membre à part entière des Nations Unies, et à s’adresser pour cela au Conseil de sécurité, en tenant compte de la résolution de l’Assemblée générale n°(19/67) pour l’année 2012. 

Abbas a également appelé à assurer une protection internationale pour le peuple palestinien. 

Jérusalem-Est est la capitale de l’Etat de Palestine, une ville ouverte aux adeptes des trois religions monothéistes [Islam, Christianisme, Judaisme], a affirmé le président palestinien.

Abbas a qualifié de « raciste » la loi sur « l’Etat-nation du peuple juif », récemment adoptée par le parlement israélien. Pour lui, ce texte nie en effet les droits du peuple palestinien et sa relation avec sa patrie historique, et contredit les résolutions des Nations Unies et l’Accord d’Oslo. 

Il l’a également qualifiée de « grave erreur » et de « danger politique et juridique imminent ». 

« Nous ne pouvons plus tolérer le statu quo de l’occupation et de l’apartheid, et nous luttons contre le temps pour empêcher tout effondrement » a-t-il ajouté, tout en soulignant qu’il est soumis à des demandes populaires pour prendre « des décisions difficiles et fatales avant la fin de cette année« . 

« Si vous n’agissez pas, et si la communauté internationale dans son ensemble n’agit pas avec vous, vous serez confrontés avec nous à toutes les conséquences graves [de cette situation]« , a-t-il mis en garde. 

Abbas a, à cet effet, fait part à son auditoire, de son intention de convoquer le Conseil central palestinien à son retour à Ramallah, pour prendre des décisions « qui doivent être mises en œuvre » 

Rappelant que son pays a traité positivement avec les différentes initiatives de la communauté internationale pour parvenir à la paix, y compris les initiatives du président américain Donald Trump, et sa promesse d’une initiative globale, Abbas a exprimé sa « déception et sa surprise par les décisions de ce dernier et par les actions de son administration« . Des actions qui s’opposent frontalement, selon lui, au rôle et aux engagements de Washington dans le cadre du processus de paix. 

« Washington a renié ses engagements précédents et miné la solution à deux Etats« , a insisté le président palestinien. 

« Ce qui est ironique, c’est que l’administration américaine parle toujours de l’Accord du siècle, que reste-t-il au président Trump pour offrir au peuple palestinien: des solutions humanitaires? Assez de sournoiserie!« , a-t-il fustigé. 

« Jérusalem n’est pas à vendre. Les droits du peuple palestinien ne peuvent pas être marchandés » a déclaré le président palestinien, notant que le moyen d’établir la paix dans la région passe par la création d’un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale.

Abbas a également condamné la réduction de l’aide américaine au peuple palestinien et à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA). 

« Pour sortir de la crise actuelle entre nous et Washington, et aller de l’avant dans les efforts visant à la paix, nous avons demandé à cette administration d’annuler ses décisions sur Jérusalem, la fermeture du bureau de l’OLP (à Washington) et l’arrêt de l’aide au peuple palestinien, et à l’UNRWA« , a-t-il fait savoir.

AA avec TRT

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