« Il est impossible d’avoir un dialogue avec les terroristes » du PKK

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Le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a réaffirmé, mercredi, le refus absolu de la Turquie d’entrer en dialogue avec l’organisation terroriste du PKK.

Davutoglu a répondu, mercredi, aux questions de la chaîne al-Jazeera turc, concernant l’actualité régionale, l’interview a été publiée sur le site de la chaîne.

Le Premier ministre a affirmé que ces quatorze dernières années, la Turquie a mené un beau processus de démocratisation et accordé des droits sociaux aux Kurdes et aux autres composantes de la société turque.

« Rien ne peut donc justifier leur retour à la violence », a-t-il dit après avoir rappelé qu’en 2013, le PKK s’était engagé à déposer les armes, mais qu’il a changé d’attitude après les événements en Syrie.

Davutoglu a indiqué qu’il est impossible d’entretenir un dialogue avec les terroristes du PKK.

« Nous n’avions pas non plus entretenu de dialogue avec eux auparavant. Au moment où le Président actuel, Recep Tayyip Erdogan, était Premier ministre, un processus de résolution avait été lancé. Par la suite, les gouvernements successifs ont poursuivi ce processus, mais le PKK n’a pas tenu ses engagements concernant l’arrêt des activités terroristes », a-t-il dit.

« Actuellement, il est impossible que ce processus de résolution reprenne avant que la Turquie ne se débarrasse totalement du terrorisme. Nos opérations sécuritaires se poursuivront jusqu’à ce que les villes, les villages et les montagnes de la Turquie soient totalement débarrassés du terrorisme », a-t-il ajouté.

A la question d’un journaliste concernant « un changement éventuel de la politique turque à l’égard de la Syrie à la suite des nombreuses attaques à la roquette visant la province turque de Kilis », Davutoglu a rétorqué: « Notre politique à ce sujet a toujours été très claire »

« Nous ne reconnaissons pas la légitimité d’al Assad, car il continue de tuer son peuple. Il a forcé trois millions de Syriens à se déplacer en Turquie. C’est pourquoi, la légitimité d’un tel pouvoir ne peut être discuté », a-t-il ajouté.

La Turquie poursuivra à pilonner les positions de Daech tant que l’organisation terroriste continuera à lancer des roquettes à Kilis, a affirmé Davutoglu.

A une question relative à un éventuel « déploiement des forces de l’armée de terre [turque]en Syrie? » et « la zone sécurisée en Syrie », Davutoglu a répondu : « S’il le faut, nous les enverrons [les forces terrestres]. Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires, à l’intérieur et à l’extérieur, pour la défense de la Turquie. »

Le chef du gouvernement turc a rappelé que les Nations Unies ont déjà voté de nombreuses résolutions contre l’organisation terroriste Daech, « ce qui légitime amplement notre défense contre Daech ou les autres groupes terroristes en Syrie, mais nous privilégions toujours le consensus international, car Daech est un problème mondial ».

Au sujet des relations entre la Turquie avec l’Egypte, Davutoglu a affirmé: « Il est inacceptable qu’un président élu démocratiquement soit éloigné de sa fonction. La Turquie avait notamment connu dans le passé, des interventions militaires. Adnan Menderes [ancien premier ministre]avait été pendu ainsi [dans les années 1960]. La Turquie ne soutiendra jamais un coup d’Etat quelque soit le pays dans lequel il a lieu. »

« Nous sommes contre la détention politique. Nous espérons que nos frères égyptiens réglerons leurs problèmes internes. Si le problème des détenus politiques est résolu alors les relations avec l’Egypte pourront se normaliser. Nous attendons de l’Egypte qu’elle respecte les droits de l’Homme»,a-t-il précisé.

AA

TRT FR

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