« Le dernier mot revient au peuple »

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« La souveraineté appartient au peuple, c’est à lui que revient le dernier mot », a déclaré le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, concernant l’instauration d’un système présidentiel dans le pays.

Erdogan, s’est exprimé, dimanche, lors de la session de clôture du « 9ème programme de rencontre d’étudiants internationaux », organisée par l’UDEF et la TUGVA, [ Fédération turque des associations d’étudiants internationaux, Fondation de la Jeunesse turque], à Istanbul.

Le président turc a indiqué, en réaffirmant que la souveraineté appartient au peuple: « Ce monsieur [Kemal Kilicdaroglu, leader du parti de l’opposition CHP] affirme que le système présidentiel ne pourra être instauré que dans le sang.[…] Ils [le CHP]s’alimentent de sang, de manière semblable à une branche de l’organisation terroriste. »

« Ils ont vu qu’ils échouaient aux urnes. Maintenant, ils se demandent s’ils peuvent réussir avec le sang. Vous ne réussirez pas. La souveraineté est celle du peuple. C’est ce que dit le peuple qui sera », a-t-il dit.

Après avoir présenté ses condoléances aux familles et proches des soldats qui sont tombés en martyrs au cours des opérations sécuritaires menées dans le sud-est de la Turquie, Erdogan a affirmé: « Nous ne permettrons pas que ce peuple soit divisé. Nous n’offrirons pas pas cette occasion à ces traîtres. La Turquie, avec ses turcs, ses kurdes, ses lazes, ses circassiens, ses géorgiens, ses bosniaques, est un peuple uni. »

Le Président turc s’est notamment exprimé sur la crise en Syrie, « Depuis six ans, nos frères sont assassinés par un régime illégitime et sans pitié en Syrie. Près de 600 000 innocents sont morts sous les barils explosifs, les missiles balistiques, et les tortures […], sous les yeux du monde entier »,a-t-il dit.

« La Turquie n’a jamais abandonné ses frères syriens depuis l’éclatement de la crise, elle leur a ouvert ses portes et continue à le faire »,a-t-il poursuivi.

Le Président turc a ensuite conclu en s’interrogeant sur le silence des pays européens suite à l’exécution de Motiur Rahman Nizami, leader du parti Jamaat-e-Islami au Bangladesh.

« Si vous êtes contre l’exécution politique, pourquoi êtes vous restés silencieux à la pendaison de Motiur Rahman Nizami ? Avez-vous entendu un cri de l’Europe à ce sujet ? Non. Alors ne s’agit-il pas d’un double standard? Lorsque nous évoquons cette question, ils sont dérangés et Tayyip Erdogan devient un dictateur. Ce ne sont pas ceux qui condamnent Motiur Rahman qui sont des dictateurs, ni même ceux qui restent silencieux… »,a-t-il dit.

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