La Turquie et l’UE condamnent la violation flagrante des droits des Tatars de Crimée

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Le Ministère turc des Affaires Etrangères a condamné la décision de la justice russe interdisant les activités de l’Assemblée Nationale des Tatars de Crimée (ANTC) tout en l’accusant de faire partie d’une organisation extrémiste.

Le communiqué, publié mercredi par la diplomatie turque, rappelle que le «gouvernement» pro-russe qui dirige actuellement la Crimée, depuis son annexion par la Russie, avait lancé une procédure de justice pour interdire les activités de ladite assemblée. Mardi, la justice russe a décidé d’interdire l’ANTC.

Ankara dénonce cette dernière action des autorités russes visant l’unité des Tatars de Crimée, population «cousine» des Turcs, «en interdisant le fonctionnement d’un organe démocratique élu par les Tatars de Crimée, dans cette presqu’île envahie par la Fédération de Russie».

«Les Tatars de Crimée sont une nouvelle fois confrontés à une politique de la peur et de l’assimilation», souligne le message du ministère.

«Nous condamnons cette nouvelle étape de la pression systématique et collective sur les Tatars de Crimée, qui renforce les violations des droits de l’homme et des libertés dans la presqu’île envahie», est-il encore écrit.

Le communiqué se termine par le rappel que la Turquie poursuivra son soutien pour la cause juste des Tatars de Crimée.

L’Union européenne (UE) a également condamné la décision d’interdiction des activités du Conseil national des Tatars de Crimée, prise par la soit-disant «Cour suprême de la presqu’île de Crimée». 

C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, mardi, par les services de Federica Mogherini, Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’UE. 

«Cette mesure constitue une violation flagrante des droits de tous les Tatars de Crimée et représente une escalade négative ainsi qu’une transgression des droits de l’Homme et une oppression des minorités ethniques dans la presqu’ile de Crimée depuis son annexion illégale par la Russie en 2014», lit-on dans le communiqué. 

L’UE a appelé à respecer les standards internationaux en matière des droits de l’Homme et les autres engagements découlant du droit international, tout particulièrement, s’agissant de cette question relative aux Tatars de Crimée. 

De son côté, le Secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland a critiqué la décision du tribunal russe, le qualifiant de « menace adressée à l’ensemble de la société tatare ». 

Dans le même ordre d’idées, le président du Conseil national des Tatars de Crimée, Refaat Joubarov, a dans une conférence de presse animée, mardi soir, condamné la mesure russe estimant qu’il s’agit d’une «décision illégale ». 

Le ministère russe de la Justice avait inscrit, le 18 avril courant, le Conseil national des Tatars de Crimée, sur la liste des organisations religieuses et civiles interdites à cause de leurs activités « extrémistes ». 

Appartenant initialement à l’Ukraine, la péninsule de Crimée a été annexée par la Russie à l’issue d’un référendum unilatéral organisé le 16 mars 2014 dans la péninsule, faisant ainsi fi des droits de l’Homme et du droit international. 

AA avec TRT

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