«La Turquie est bien plus importante pour l’Europe qu’elle ne l’était pendant la Guerre froide»

Le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, Elmar Brok, soutient la libéralisation du régime des visas appliqué à la Turquie.

Elmar Brok a précisé que le dossier de l’exemption de visas aux citoyens turcs dans l’espace Schengen n’a pas commencé à être évoqué avec l’accord de réadmission mais bien avant.

« Un accord a été établi puis conclu avec la Colombie. L’Union européenne ne demande pas de visas aux Emirats arabes unis, je ne pense pas que leur démocratie soit plus développée que celle de la Turquie » a-t-il dit.

Elmar Brok a pris la parole lors de la 14e réunion sur le dialogue européen ayant pour thème « La Turquie et l’Union européenne », dont le modérateur est le président de la Fondation Jean Monnet Pat Cox, organisé avec la participation de Rauf Engin Soysal, sous-secrétaire au ministère en charge des Affaires européennes.

Il a mis en évidence les intérêts communs de l’UE et de la Turquie et s’est dit en faveur d’une Turquie faisant partie de l’Occident.

« La Turquie est bien plus importante pour l’Europe qu’elle ne l’était pendant la Guerre froide » a-t-il précisé.

Il a indiqué que les relations de l’UE avec la Turquie sont bien plus étroites qu’avec d’autres pays, notant que les deux-tiers des investisseurs étrangers en Turquie sont européens.

Signalant que les questions mondiales, notamment la crise syrienne, ne pourraient être résolues sans la Turquie, Brok a rappelé que les pays comme la Turquie, l’Irak et le Liban endossaient une charge bien plus lourde que l’UE.

Elmar Brok a exprimé que les six milliards d’euros qui seront versés à la Turquie seront dépensés pour l’éducation et la santé des migrants, critiquant l’UE de ne pas faire ce qui lui incombe concernant la crise des migrants.

TRT FR

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