L’économie turque émergente (32)

Nous avions évoqué la semaine dernière l’importation et l’exportation en juin 2016 de la Turquie. Nous allons cette semaine vous informer sur la restructuration des dettes et le rapatriement des capitaux.

Dans les pays développés et en développement, les Etats dépendent des recettes fiscales pour pouvoir présenter des biens et des services publics. C’est dans ce sens qu’il récolte des impôts, directement et indirectement, de diverses sources. A la lumière de ces impôts, ils présentent des biens et des services publics aux citoyens en élaborant un budget. Dans certains cas, ils essaient de réanimer l’économie et de créer de l’emploi grâce aux investissements publics.

La Turquie est une des vingt plus grandes puissances économiques mondiales et une économie émergente dont l’objectif est d’entrer dans le top 10 d’ici à 2023. Dans le sens de ces objectifs, plusieurs réformes économiques ont été réalisées au cours des 15 dernières années et continuent d’être réalisées. Il y a quelques semaines, une nouvelle réglementation a été approuvée. Cette nouvelle réglementation sur la restructuration des dettes et le rapatriement des capitaux vise à soulager l’économie en restructurant les dettes passées des citoyens et des entreprises dues à l’Etat. Une entrée de capitaux de près de 100 milliards de TL est attendue à l’Etat grâce à la restructuration des créances publiques dont certaines datent de 32 ans. Les pénalités de retard et les amendes des dettes sont effacées et recalculées avec l’indice de prix du consommateur et les dettes inférieures à 50 tl sont épongées. D’autre part, les dettes fiscales, les dettes de l’Etablissement de la sécurité sociale, les PV et d’autres formes de dettes sont restructurés et peuvent être payées en 3, 6 ou 9 mensualités à condition de faire un paiement tous les deux mois pour que les citoyens et les personnes morales puissent payer en toute facilité.

Le rapatriement des capitaux est un autre aspect de cette loi qui concerne la restructuration de certaines créances. Selon la loi, les citoyens qui rapatrieront jusqu’au 31 décembre 2016 des liquidités, de l’or, des devises étrangères, des actions et obligations et autres capitaux, pourront disposer de ces capitaux comme bon leur semble. Ces capitaux pourront être utilisés dans les capitaux propres des exploitations sans avoir été inclus dans leur bénéfice périodique.

La loi sur la restructuration de certaines créances adoptée à l’Assemblée devrait soulager la trésorerie de l’Etat et améliorer le milieu d’investissement dans le pays. Le soulagement de l’économie, le rapatriement des capitaux et le flux de liquidités attendu de l’ordre de 100 milliards de TL, devraient baisser les taux d’intérêts et huiler les rouages de l’économie. La baisse des taux d’intérêt permettra de réaliser des investissements à plus bas prix et de créer de l’emploi. D’autre part, les biens et services publics augmenteront ce qui élèvera le niveau de prospérité des citoyens.

En fin de compte, dans les pays développés et en développement, il est nécessaire que les Etats récoltent des impôts pour pouvoir présenter des biens et des services publics. Cela permet de présenter de services publics et en créant ces investissements, ils créent de l’emploi et élèvent le niveau de prospérité des citoyens. La loi promulguée sur la restructuration des dettes passées, assure une entrée de liquidités à la trésorerie de l’Etat. Le rapatriement des capitaux réalisés dans le cadre de cette loi permet aux citoyens et aux entreprises qui ont des fonds à l’étranger de rapatrier leurs avoirs en étant exemptés d’impôts et les autorise à les ajouter au capital de leur exploitation. Cela permet d’améliorer le milieu d’investissement en Turquie, de baisser les taux d’intérêt et de créer de l’emploi. L’économie turque sera influencée positivement par ces développements.

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