« Demander aux Turcs d’Europe de ne pas s’intéresser à leur pays d’origine n’a pas de sens »

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Le ministre aux Affaires européennes et négociateur en chef Omer Celik s’est entretenu avec le ministre portugais Augusto Santos Silva à Lisbonne.

Celik a appelé l’UE à ouvrir de nouveaux chapitres dans le processus d’adhésion de la Turquie.

« Ouvrons les chapitres. Ces chapitres sont ceux qui constituent le centre des questions importantes comme la liberté des médias et l’Etat de droit. Je souhaite informer que nous sommes prêts à négocier ces chapitres avec la plus grande confiance en soi » a affirmé Celik.

« Nous avons un mécanisme (en route) avec le Conseil de l’Europe. Dans le cadre de ce mécanisme, nous garantirons les changements qui seront effectués à l’avenir. La libéralisation des visas sera mise en vigueur. Les engagements concernant le terrorisme seront remplis après être arrivé à une normalisation de la situation. La question n’est pas la date, que ce soit octobre ou novembre, la question est que tout cela soit mis en vigueur le plus tôt possible » a-t-il indiqué.

Concernant l’opération Bouclier de l’Euphrate, Celik a fait savoir que l’armée turque était entrée dans les terres syriennes en vue de lutter contre l’organisation terroriste Daesh et qu’elle avait réussi à éradiquer de la frontière l’organisation que les forces de la coalition constituées de 55 pays n’avaient pas réussi à repousser. Pour la première fois, les frontières de l’OTAN se sont entièrement nettoyées de Daesh » s’est félicité le ministre turc.

Critiquant la politique anti-immigrés de l’Europe, Celik a rappelé que la Turquie accueillait 3 millions de réfugiés et que près de 25 milliards de dollars avaient été dépensés pour eux par l’Etat et la communauté civile. « En contrepartie, l’UE n’a toujours pas envoyé le fonds promis » a noté Celik.

Le ministre turc a également critiqué l’approche de l’UE concernant la tentative de coup d’Etat du 15 juillet : « Nous avons vu que les pays européens n’étaient pas solidaires avec la Turquie. Les visites au plus haut niveau n’ont eu lieu qu’un mois après. Les autorités européennes auraient dû faire preuve d’une plus grande solidarité vis-à-vis de la Turquie. »

Face aux approches racistes de certains pays qui réclament « que les négociations avec la Turquie prennent fin », Celik a estimé que ces déclarations étaient contradictoires avec les valeurs européennes.

Dernièrement, Omer Celik a réagi contre les propos du Premier ministre néerlandais Mark Rutte qui s’est dit dérangé des Turcs protestant la tentative de coup d’Etat dans leur pays.

« Il n’est pas juste de dire aux Turcs d’Europe de ne pas s’intéresser à leur propre pays d’origine. Les Turcs n’ont jamais recours à la violence où que ce soit. La restriction de la liberté d’expression des peuples en Europe est inquiétant pour l’avenir de l’Europe » a averti Celik.

 

 

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