Syrie: Jerablus fête Aïd al-Adha sans menaces terroristes grâce au « Bouclier de l’Euphrate »

Grâce à l’opération militaire turque « Bouclier de l’Euphrate », Jerablus, zone du nord de la Syrie, a fêté l’Aïd al-Adha (Fête du Sacrifice chez les musulmans) loin de la menace terroriste.

Les habitants de Jerablus, ville symbole de l’opération lancée par les Forces armées turques et les forces de la coalition internationale le 24 août, ont passé des périodes difficiles à cause des actes terroristes du PYD et de Daesh, depuis le début de la guerre civile qui secoue la Syrie.

Le district de Jerablus a changé de main entre les organisations terroristes durant six ans. Environ tous ses habitants qui n’ont pas trouvé la paix durant cette période, se sont réfugiés en Turquie.

Sa population a été inférieure à 5 000 habitants sous le contrôle de Daesh. Maintenant, la ville retrouve ses jours précédents avec l’opération de lutte contre les organisations terroristes.

La ville dont l’infrastructure a été améliorée, où l’eau potable et l’électricité ont été rétablies, a commencé à réaccueillir ses habitants peu avant la célébration de la fête religieuse.

Le nombre des habitants a augmenté à 25 000 personnes en une semaine, et la population a célébré l’Aïd al-Adha dans un climat de liberté, pour la première fois depuis deux ans et demi.

Les rues de la ville ont été égayées par les voix d’enfants, les habitants essaient de combler leurs privations matérielles et se rappellent du passé grâce aux visites effectuées dans le cadre de la fête.

L’Agence Anadolu a constaté la joie de la famille Salam, composée de quatre enfants, qui ont accueilli des visiteurs pour la fête, pour la première fois depuis deux ans et demi dans leur maison.

Le père Yasser Salam a noté qu’ils s’étaient réfugiés à Azaz, district de la province d’Alep, pour fuir les actes de Daesh.

La famille Salam a décidé de rentrer à Jerablus dès lors qu’ils ont été informés de la libération de leur ville par l’Armée Syrienne Libre, selon Yasser Salam.

« À l’occasion de la fête, nous nous sommes réunis avec les membres de notre famille que nous n’avons pas vu depuis un an », a-t-il fait savoir.

« Nous sommes tous réunis, avec mes enfants et mes neuveux, nous sommes très heureux. On ne parlait pas de fête ici, auparavant. Nous étions tous dispersés. Un médecin turc nous a aussi offert un bélier à sacrifier, cette année. Je remercie le médecin, l’État et le peuple turcs au nom de ma famille. Nous sommes leurs frères », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Farouq al-Bahri qui s’est réfugié en Turquie il y a deux ans, en laissant sa famille à Djarablus, a déclaré qu’il n’oubliera jamais l’aide apportée par l’État turc.(AA)

TRT FR

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