La Turquie dénonce les crimes de guerre du régime syrien à Alep

La Turquie dénonce les crimes de guerre commis par les forces du régime syrien à Alep.

Le Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République de Turquie, Ibrahim Kalin a animé un point de presse au palais présidentiel, mercredi à Ankara.

«Nous sommes très préoccupés par les événements à Alep, a déclaré le porte-parole. Le régime commet clairement un crime de guerre et un crime contre l’humanité à Alep. Le régime n’est ouvert ni à une trêve ni à toute autre formule. Cela démontre la vraie intention du régime à Alep et dans les autres régions

Kalin a appelé la communauté internationale à réagir face aux actes commis par les forces du régime, afin d’aboutir à une trêve et permettre le transfert d’aide humanitaire.

Le porte-parole a aussi commenté l’opération Bouclier de l’Euphrate lancée fin août dans le Nord de la Syrie, afin d’assurer la sécurité frontalière de la Turquie et nettoyer la zone des organisations terroristes.

Notant que l’opération continue comme elle avait été planifiée, Kalin a affirmé: «L’organisation terroriste Daech s’est concentrée à l’intérieur d’al-Bab, c’est pourquoi les opérations de libération de cette ville sont menées avec beaucoup de prudence. Une zone d’environ 1 800 km2 a été jusqu’à présent purgée du terrorisme

Le Secrétaire général adjoint a, par ailleurs, affirmé, que «l’attaque qui a ciblé des soldats turcs, le 24 novembre, a été commise par les forces du régime syrien. C’est ce qu’indiquent des informations dont on dispose. Cela dévoile une nouvelle fois les intentions du régime en Syrie, à Alep et à al-Bab

Il a ajouté que le nécessaire est fait pour retrouver les deux soldats portés disparus en Syrie, durant l’opération.

Concernant le camp de Baâchiqa en Irak, Kalin a annoncé que «les négociations se poursuivent avec les autorités irakiennes pour définir un cadre juridique concernant le statut de ce camp, destiné à aider les Irakiens dans la lutte contre Daech».

Kalin a également abordé les relations avec l’Union européenne (UE).

«La politique européenne ne pourra pas avancer en instrumentalisant la Turquie et surtout en ciblant le président Recep Tayyip Erdogan pour des sujets de politique intérieure, a-t-il affirmé. Il est important qu’on ne prône pas l’extrémisme et que les dirigeants adoptent une approche bienveillante pour prendre des mesures. Si ces points sont réalisés, j’estime que les relations retrouveront leur élan positif

En outre, Kalin a condamné le traitement qui a été réservé par les autorités allemandes à la vice-présidente du Parlement turc, Aysenur Bahcekapili.

Le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan avait indiqué, mercredi, que le sac de Mme Aysenur Bahcekapili, dans lequel se trouvaient son passeport et sa carte d’identité, avait été volé durant sa visite en Allemagne.

Erdogan avait également rapporté que Bahcekapili n’avait pas été autorisée à passer par l’aéroport alors qu’elle disposait d’un passeport provisoire obtenu auprès de l’ambassade turque.

Le chef d’État avait critiqué l’Allemagne pour n’avoir pas autorisé le passage d’une parlementaire turque, alors qu’elle accueille en revanche des terroristes. Il avait ajouté à ce propos: «Si le nécessaire n’est pas fait concernant les responsables de cet incident, nous serons dans l’obligation d’agir de manière réciproque.»

AA

TRT FR

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