Yildirim: « La Turquie joue sa survie face au terrorisme »

Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a déclaré qu’aucun pays dans le monde ne peut prétendre être en sécurité face au « fléau qui frappe le monde », le terrorisme.

Le chef du gouvernement turc s’exprimait sur l’actualité turque et régionale, jeudi, lors de la réunion élargie des présidents des fédérations et sections du Parti de la Justice et du Développement (AK Parti).

Il est revenu sur la lutte contre le terrorisme menée par la Turquie contre différents groupes terroristes et sur plusieurs fronts.

Yildirim a rappelé que la Turquie a été frappée violemment par plusieurs attentats ces dernières semaines dans différentes villes du pays, mais aussi l’attaque dans un marché de Noël à Berlin en Allemagne.

« Les attentats d’Istanbul et de Kayseri, puis l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara, et en parallèle l’attaque de Berlin, démontrent que tous les pays du monde doivent faire une bonne analyse face à la menace terroriste », a-t-il dit.

« Ces attentats démontrent qu’aucun pays ne peut dire qu’il est sécurisé. Le terrorisme est le problème du monde entier. De ce fait, c’est une erreur importante de considérer les attentats commis en Turquie comme un problème propre à notre pays. Ceux qui croient que les organisations terroristes ancrées en Irak et en Syrie menacent uniquement la Turquie, ont tort. La communauté internationale doit adopter une approche commune », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre turc a une nouvelle fois appelé la communauté internationale à faire preuve de sincérité dans la lutte contre toute forme de terrorisme, sans faire de distinction.

Binali Yildirim a expliqué que dans ce contexte et face au terrorisme, la Turquie poursuit une lutte acharnée contre tout groupe terroriste, allant du PKK (et ses branches en Syrie et en Irak) à Daesh, en passant par FETO et le DHKP-C (extrême gauche).

« La lutte contre le terrorisme est une lutte de survie pour la Turquie. C’est la plus grande lutte menée pour la préservation de l’unité, l’intégrité et de la fraternité en Turquie », a-t-il affirmé.

Ensuite, il est revenu sur la situation en Syrie et particulièrement à Alep.

« A ce jour, environ 40 mille civils d’Alep ont été évacués dans des zones sécurisées, mais ceci n’a pas été facile car ceux qui ne veulent pas que cette guerre prenne fin mettent tout en œuvre pour saboter les discussions en vue d’une solution politique. Malgré cela, notre détermination et nos initiatives diplomatiques avec nos interlocuteurs nous ont permis de venir en aide à ces personnes en grande difficulté », a-t-il indiqué.

En conclusion, Binali Yildirim a souhaité répondre aux polémiques concernant le projet de réforme constitutionnelle actuellement en débat au Parlement turc.

«Il ne s’agit absolument pas d’un changement de régime, tout le monde l’a compris sauf le leader de l’opposition principale. Les débats sur le régime ont pris fin en 1923 quand nous avons bâti la République. Notre débat, aujourd’hui, concerne la forme et le fonctionnement du pouvoir et du gouvernement», a-t-il déclaré.

AA

TRT FR

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