ONU : Guterres n’a pas le pouvoir pour ouvrir une enquête internationale sur le meurtre de Khashoggi

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L’organisation des Nations Unies (ONU) a indiqué, mercredi, que le secrétaire général, Antonio Guterres, n’a ni le pouvoir ni l’autorité pour lancer une enquête criminelle sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

L’ONU a ajouté que l’ouverture de l’enquête nécessite un mandat d’une autorité compétente (demande d’un État membre) ou par le biais d’une résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

C’est ce qui ressort d’une conférence de presse tenue par le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stéphane Dujarric, mercredi.

Dujarric répondait aux questions sur la position du Secrétaire général concernant le rapport publié mercredi par Agnès Callamard, Rapporteure spéciale des Nations Unies (ONU) sur l’existence de preuves crédibles nécessitant l’ouverture d’une enquête impliquant des hauts responsables, dont le Prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, dans l’affaire du meurtre de Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul l’an dernier. . 

« Nous avons reçu le rapport aujourd’hui et nous sommes en train de l’étudier. Cependant, le Secrétaire général n’a pas l’autorité nécessaire pour ouvrir une enquête pénale sur ce crime et, en l’absence d’autorisation d’un organisme gouvernemental, le seul moyen de le faire est de passer par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU », a déclaré Dujarric. 

« Depuis la commission de ce crime odieux, le Secrétaire général a souligné à plusieurs reprises que les criminels devaient être tenus pour responsables et qu’il était nécessaire de mener une enquête indépendante et transparente », a-t-il martelé. 

Toutefois, Callamard a souligné dans son rapport que « le Secrétaire général n’a pas besoin d’une demande officielle d’un État Membre pour ouvrir une enquête indépendante sur ce crime ». 

« Nous ne remettons pas en question les capacités juridiques de Callamard, mais c’est notre position légale au Secrétariat, qui est également la position légale du Secrétaire général », a répondu Dujarric.

S’agissant des raisons de la non-activation de l’article 99 de la Charte par le Secrétaire général, qui lui donne le droit de soumettre le sujet au Conseil de sécurité pour qu’il décide de lancer une enquête internationale, Dujarric a déclaré que « la question de l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité appartient aux États membres du Conseil ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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