« Si les Etats-Unis adoptent une attitude hostile contre nous, nous prendrons des mesures en réponse »

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Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a assuré que la Turquie se tournera vers d’autres pays si les Etats-Unis annulent la livraison des chasseurs F-35 à cause de l’achat des fusées russes S-400.

Le Chef de la diplomatie turque a accordé, lundi, une interview à la chaîne privée d’information turque TGRT Haber.

Il s’est d’abord longuement exprimé au sujet de la livraison des S-400 qui a commencé il y a une dizaine de jours, et la décision américaine qui en a découlé, la suspension de la participation de la Turquie au programme des chasseurs F-35.

Cavusoglu a été interrogé sur les informations qui circulent concernant le projet du gouvernement de se tourner vers la Russie ou la Chine si Washington annule l’achat des F-35 par la Turquie.

Le ministre a rappelé que le gouvernement a mis en place depuis plusieurs années un programme de développement de l’industrie de la défense turque, ce qui lui permet à l’heure actuelle de répondre à près de 70% de ses besoins militaires.

« Le chasseur F-35 est un avion de combat de nouvelle génération, aux technologies avancées. C’est pourquoi nous avons intégré ce programme. Nous avons déjà dépensé 1,4 milliards de dollars pour ce programme. Il est donc logique que notre objectif soit d’acquérir un produit dont nous sommes un des partenaires de production », a-t-il expliqué.

Et de poursuivre : « Imaginons que tout se passe mal, ils ne nous ont pas donné les F-35. L’un des principaux besoins de la Turquie est l’avion de nouvelle génération. En attendant de le produire nous-même, la Turquie se tournera vers d’autres ressources, comme nous l’avons fait pour les S-400. Personne ne pourra nous le reprocher. »

Par ailleurs, si Washington décide d’imposer d’autres sanctions à la Turquie, Cavusoglu a déclaré que la Turquie ne restera pas sans réagir.

« Si les Etats-Unis adoptent une attitude hostile contre nous, nous prendrons des mesures en réponse, pas besoin de le cacher. Ce n’est pas une menace, encore moins du bluff », a-t-il lancé.

D’autre part, interrogé sur la situation en Syrie, le chef de la diplomatie turque a mis la Russie devant ses responsabilités concernant les attaques du régime de Bachar al-Assad sur la zone de désescalade d’Idleb.

« La responsabilité de mettre fin aux attaques du régime incombe à notre voisin la Russie », a-t-il rappelé.

AA

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