« L’opération Source de Paix reprendra si les terroristes ne quittent pas le nord de la Syrie »

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Le ministre turc de la Mevlut Cavusoglu a affirmé que l’opération Source de Paix reprendra de là où elle est restée si les membres de l’organisation terroriste PKK/YPG/PYD ne quittent pas le nord de la Syrie sous les 120 heures qui avaient été accordées.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu s’est exprimé lors du TRT World Forum 2019 organisé au Palais des Congrès à Istanbul par la Radio-Télévision de Turquie, TRT, sous le thème principale ‘Crise de la Globalisation : Risques et Opportunités ».

Dans son discours, le ministre turc Cavusoglu a déclaré qu’ils pensaient que les affrontements qui sévissent en Syrie ne pourrait se résoudre uniquement par la voie politique.

Il a précisé plus de 360 000 Syriens réfugiés en Turquie sont retournés dans les deux régions nettoyées de la présence terroriste.

Cavusoglu a fait savoir que pendant que la Turquie travaillait sur le terrain avec les États-Unis pour former la zone de sécurité, les États-Unis continuaient de fournir des armes. Il a déclaré que la Turquie a été contrainte de lancer seule l’opération Source de Paix lorsqu’elle n’a pas reçu le soutien de ses alliés.

Le ministre a rappelé qu’au moins 1 335 civils avaient péri dans les raids aériens de la Coalition internationale contre Daech.

Il a aussi dénoncé « la propagande noire depuis le début de l’opération ».

« Ce discours de ‘Kurde-Turc’ est très incorrect, a-t-il dit. Les Kurdes ne sont pas nos ennemis. Nous n’avons rien contre les Kurdes. Nous avons de bonnes relations en Irak du Nord et accueillons 350 mille Syriens kurdes. […] En outre, nous n’avons jamais utilisé d’arme chimique dans notre passé. Dire cela, c’est de la propagande noire aussi. Nous ne possédons aucune arme chimique dans nos inventaires. Par contre, le YPG/PYD attaque la Turquie depuis le début de l’opération. Ils ont tiré des mortiers sur nos villes, ont tué des civils, dont des bébés et des enfants. Nous avons 200 blessés et quatre martyrs. […] Nous avons déjoué un jeu, c’est pourquoi nous faisons face à une propagande noire. »

Le ministre a ajouté que « le conflit syrien pourra être résolu seulement par les voies politiques », rappelant que la Commission constitutionnelle syrienne se réunira pour la première fois le 30 octobre à Genève, insistant qu’une solution politique requiert d’abord une situation apaisée sur le terrain.

« C’est ce que nous avons essayé de faire à Idleb, a-t-il expliqué. […] Nous avons neutralisé 2 000 terroristes avec l’opération Bouclier de l’Euphrate. Nous avons nettoyé une zone de 2 000 km2 avec l’opération Rameau d’olivier. Plusieurs personnes ont pu y retourner. […] Plus de 360 mille Syriens que nous accueillions, sont retournés à leur pays, dans ces deux régions. »

Abordant aussi l’accord trouvé entre les États-Unis et la Turquie, Cavusoglu a noté : « un délai de 120 heures a été annoncé pour le retrait des terroristes du YPG de la région. Il nous reste maintenant 35 heures. Si les terroristes ne se retirent pas dans 35 heures qu’il nous reste, l’opération reprendra. Les tirs de harcèlement ont continué, nous avons répliqué à ces tirs. »

Le ministre a ajouté que les discussions d’Astana continuaient.

« Nous tiendrons une réunion importante avec le Président russe, Vladimir Poutine à Sotchi, demain (mardi) », a-t-il conclu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

avec AA

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