« Un coup supplémentaire porté u corridor terroriste au nord de la Syrie avec l’accord de Sotchi »

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Le président de la République turque Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu’ils avaient porté un coup supplémentaire au corridor terroriste au nord de la Syrie avec l’accord de Sotchi.

Le chef d’État turc Erdogan a fait des déclarations aux membres de la presse dans l’avion lors de son retour en Turquie.

Il a partagé les détails du sommet organisé à Sotchi avec le chef d’État russe, qui a duré 6 heures et 20 minutes, et précisé qu’ils avaient obtenu le résultat attendu.

« Nous avons porté un nouveau coup au corridor terroriste avec cet accord » a assuré le président Erdogan.

« Nous avons lancé une initiative renforçant l’intégrité territoriale de la Syrie, obtenu un acquis important pour le processus d’Astana et un nouveau gain dans l’opération Source de Paix. Nous avons constitué une base qui facilitera le retour des réfugiés chez eux. », a-t-il poursuivi.

Il a souligné que suivant l’accord, l’organisation terroriste PKK/YPG se retirera du nord de la Syrie sous un délai de 150 heures.

« Il n’y a aucun changement dans les démarches que nous avons prévues, s’il s’avère que les engagements découlant de nos accords conclus avec les États-Unis mais également avec la Russie, ne sont pas respectés. Nous poursuivrons avec détermination notre opération si les États-Unis ne tiennent pas leurs engagements. Concernant la Russie, Monsieur Poutine a parlé avec détermination. ‘Nous les chasserons d’ici coûte que coûte’ a-t-il dit », a affirmé le président Erdogan.

Les terroristes peuvent rester sur le terrain en se dissimulant sous des uniformes du régime. Cette éventualité a été discutée lors de l’entretien, selon Erdogan.

 « Nous avons rappelé ce sujet à Monsieur Poutine. Nous avons dit : « Que se passera-t-il, s’ils [terroristes]restent sur le terrain en portant des uniformes du régime ? (…) Nous suivrons l’affaire », a stipulé Erdogan.

Selon l’accord, les patrouilles conjointes turco-russes débuteront aux frontières Est et Ouest de la zone de l’opération Source de Paix au terme des 150 heures.

Toutefois, la ville de Qamisli n’est pas concernée.

Le président Erdogan a expliqué la raison pour laquelle Qamisli n’est pas concerné.

« Qamisli est actuellement une région sous le contrôle des soldats russes et des forces du régime. Par conséquent, ils ne veulent pas se confronter avec nous dans cette région. », a-t-il précisé.

Erdogan a déclaré que le processus sera dirigé en coopération avec la Russie dans la région d’Ayn al-Arab.

« Une nouvelle situation vient de naître dans la région entre Tall Abyad et Rassoulayn. Pour nous, c’est comme un droit acquis. Cela ne signifie pas que nous resterons là-bas. Le véritable propriétaire de ces régions, est la Syrie. Nous ne sommes pas une force occupante. Cela n’est pas notre trait de caractère. Les 3 millions 650 mille Syriens réfugiés actuellement chez nous sont les véritables propriétaires de ces régions », a ajouté le chef d’État turc Recep Tayyip Erdogan.

Le président Erdogan a souligné que désormais ni les États-Unis ni la Russie ne pourront aussi facilement dire que ‘le YPG et le PKK sont deux choses différentes’.

TRT FR

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