Ankara condamne les affirmations du ministre grec des migrations et de l’asile Notis Mitarachi

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Ankara a fait savoir que les propos de Notis Mitarachi, ministre des migrations et de l’asile de Grèce, selon lesquels la Turquie ne met pas en œuvre la déclaration du 18 mars en prétextant la pandémie du nouveau type de coronavirus (COVID-19) comme excuse, sont des affirmations exprimées dans le but de couvrir les crimes de la Grèce contre les demandeurs d’asile, visant à déformer les réalités.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hami Aksoy, s’est exprimé concernant les déclarations du ministre grec  migrations et de l’asile de Notis Mitarachi publiées dans le journal Ethos.

Dans sa réponse Aksoy a affirmé que les propos de Notis Mitarachi, ministre des migrations et de l’asile de Grèce, selon lesquels la Turquie ne met pas en œuvre la déclaration du 18 mars en utilisant la pandémie COVID-19 comme excuse, sont des affirmations exprimées dans le but de couvrir les crimes de la Grèce contre les demandeurs d’asile, visant à déformer les réalités.

« La Turquie a rempli ses obligations sur la base de la déclaration du 18 mars. Grâce à celle-ci, les passages illégaux vers l’Europe ont été réduits de 92 %. A cet égard, c’est l’Union européenne qui n’a pas assumé ses responsabilités.

Aksoy a rappelé que le dans le cadre de la déclaration du 18 mars, parmi les demandeurs d’asile qui atteignent les îles grecques, la Turquie n’accepte le retour que de ceux dont les demandes de protection internationale sont rejetées ou qui n’ont pas besoin de protection internationale.

« A ce jour, 2 139 migrants en situation irrégulière remplissant ces critères ont été renvoyés des îles grecques », a-t-il dit.

« La Grèce, en revanche, a suspendu les demandes d’asile pendant un mois en violation des traités fondateurs de l’UE et des obligations internationales et tente d’envoyer des demandeurs d’asile en Turquie sans les enregistrer et même sans évaluer leurs demandes d’asile, ce qui est contraire à la déclaration du 18 mars », a-t-il ajouté.

Aksoy a précisé que les organisations internationales ont également révélé ouvertement que la nouvelle loi grecque sur l’asile n’est pas compatible avec les normes internationales et les directives de l’UE.

« D’autre part, des mesures sont en place pour protéger la santé publique et la sécurité dans le monde entier en raison de la pandémie du nouveau type de coronavirus (COVID-19). En fait, l’UE a temporairement suspendu le programme de réinstallation, un élément important de la déclaration du 18 mars, pour protéger la santé publique. La Turquie, pour la même raison, a également interrompu temporairement les retours prévus dans la déclaration et a notifié les autorités grecques à cet effet », a souligné Aksoy.

« Les conditions déplorables des camps de réfugiés en Grèce et la nécessité pour la Grèce de suivre l’exemple de la Turquie à cet égard ont également été exprimées par un journaliste grec », a-t-il précisé.

« Nous recommandons à la Grèce de prendre des mesures urgentes pour prévenir une tragédie humanitaire en raison de la pandémie et de respecter le droit à la vie et à la santé des demandeurs d’asile », a conclu le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Hami Aksoy.

TRT FR

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