France : révoltes nocturnes en banlieue parisienne

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Des révoltes nocturnes ont éclaté à Villeneuve-la-Garenne (région parisienne), pour le deuxième soir consécutif après qu’un jeune homme a été gravement blessé à la jambe par un véhicule de police, samedi soir, ont rapporté de nombreux témoins sur les réseaux sociaux.

Le journaliste Taha Bouhafs a été brièvement interpellé et empêché de faire son travail, avant d’être relâché.

Remy Buisine@RemyBuisine

.@T_Bouhafs interpellé à .

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1:44 AM – Apr 20, 2020

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La tension n’est pas redescendue à Villeneuve-la-Garenne, dimanche soir, où des habitants ont fait retentir des feux d’artifices pour manifester leur mécontentement et dénoncer les violences policières.

Samedi soir, alors qu’un motard roulait à vive allure, un commissaire avait ouvert la portière du véhicule de police dans lequel il se trouvait, faisant chuter la victime, grièvement blessée à la jambe.

Si son membre inférieur a finalement pu être sauvé grâce à l’intervention rapide des médecins, les témoins sur place indiquent que le policier à l’origine de la blessure, a volontairement ouvert la porte pour faire tomber le jeune homme.

Dimanche soir, le quartier a été complètement quadrillé par les forces de l’ordre qui ont riposté aux révoltes avec des tirs de grenades lacrymogènes.

Le journaliste Taha Bouhafs, qui se trouvait sur place et filmait le déroulé les événement en direct sur son compte Twitter, a été violemment interpellé alors même qu’il avait décliné sa qualité de journaliste.

« Reculez où je vous jette une grenade » lui a même asséné une policière.

Taha Bouhafs, connu pour être à l’origine des images qui ont déclenché l’affaire Benalla, affirme par ailleurs sur Twitter, avoir été verbalisé pour non respect du confinement en dépit de son activité professionnelle, qui reste autorisée malgré le confinement.

Il a été rapidement relâché.

Selon le média indépendant « L’échos des banlieues », spécialisé dans l’actualité des quartiers populaires, des scènes de révoltes ont également eu lieu à « Gennevilliers, Fontenay, Saint-Ouen et Aulnay-sous-Bois, Suresnes, Villepinte » (banlieue parisienne) ou encore à Toulouse (sud-ouest) et Amiens (Nord).

Depuis le début du confinement, les habitants des quartiers populaires sont nombreux a dénoncer une différence de traitement avec les quartiers plus aisés où les policiers sont bien plus tolérants face à ceux qui enfreignent la règle.

 

 

 

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