Guerre d’Algérie : la France ouvre partiellement les archives

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La France a ouvert une partie des archives relatives aux disparus de la guerre d’Algérie, dans un arrêté paru au Journal Officiel (JO) en date du 12 avril.

Relayé par la presse locale mardi l’arrêté est destiné « à faciliter l’accès aux archives publiques relatives aux disparus de la guerre d’Algérie, conservées aux Archives nationales ».

Le sujet est sans aucun doute historiquement l’un des plus sensibles et des plus douloureux du passé colonial français.

Le président Emmanuel Macron s’était engagé depuis septembre 2018, à la déclassification des archives portant sur les disparus de la guerre d’Algérie, mais l’arrêté publié le 12 avril ne mentionne qu’une centaine de références.

Cette promesse avait été faite au moment où le chef de l’Etat avait publiquement reconnu que Maurice Audin, mathématicien communiste, militant de l’indépendance de l’Algérie était « mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France ».

Le texte publié au JO, signé du premier ministre Édouard Philippe et du ministre de la culture Franck Riester « prévoit la libre communication, avant l’expiration des délais prévus (…), de dossiers relatifs aux disparus de la guerre d’Algérie établis par la commission de sauvegarde des droits et libertés individuels et conservés aux Archives nationales ».

Pour rappel, l’Algérie a été le théâtre, pendant la guerre d’indépendance (1954-1962), des pires exactions et tortures contre les prisonniers, militants et résistants algériens, de la part des autorités françaises déterminées.

Au cours de cette période, plus d’un million et demi de personnes ont été tuées.

La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (indépendante) a dévoilé dans un rapport publié en 2017 que le nombre des victimes de la colonisation française a dépassé les 10 millions de personnes.

AA

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