France / Islamophobie : Marine Le Pen mise en examen

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La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, vient d’être mise en examen par le tribunal correctionnel de Paris, suite à une plainte déposée à son encontre par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), a annoncé le CCIF, samedi.

Partageant un communiqué sur le réseau social Twitter, le CCIF a déclaré que Marine Le Pen avait porté des accusations infondées contre l’Association de lutte contre l’islamophobie, suite aux attentats terroristes islamophobes de Christchurch (Nouvelle-Zélande), survenus le 15 mars 2019.

« En 2019 Marine Le Pen avait qualifié le CCIF de [collectif de fondamentalistes islamistes]. Nous avons décidé de ne pas laisser passer cette injure », note le tweet de l’association française.

Contacté par l’Agence Anadolu, un représentant du collectif a précisé que le Tribunal correctionnel de Paris avait décidé, le mardi 2 juin, de la mise en examen de Marine Le Pen, ajoutant qu’aucune date de convocation n’avait encore été arrêtée, dans le contexte de pandémie de nouveau coronavirus, Covid-19.

Le communiqué du CCIF, publié vendredi sur le site Internet du collectif, précise que la politicienne d’extrême droite avait porté ces accusations infondées, « alors que nous mettions en cause la responsabilité du débat médiatique et politique français notamment dans sa manière de devenir un laboratoire des thèses racistes qui ont servi de matière théorique au terroriste ».

« Marine Le Pen, ainsi qu’une partie des polémistes habitués de la question, passaient leur temps à nier l’islamophobie en France, à réfuter à la fois le terme et le phénomène, voire à faire l’apologie de la haine, du crime et du terrorisme », note le communiqué du CCIF, précisant avoir décidé d’agir face à la calomnie de la politicienne française.

« Parmi ces sorties médiatiques, il y avait celle de Marine Le Pen qui nous avait qualifié de [collectif de fondamentalistes islamistes]. Nous avons décidé de ne pas laisser passer cette injure », déclare le CCIF dans son communiqué, déplorant une certaine impunité des actes de calomnie, affirmant qu’il est « de plus en plus difficile de gagner ce type d’affaire qui portent sur des termes flous (fondamentalistes, islamistes) ».

Le collectif donne pour cause à cette immunité, le fait que « la défense tente toujours de s’en sortir en prétendant donner un sens « neutre » aux termes qu’elle utilise, alors que ceux-ci ont une charge médiatique énorme », selon le communiqué citant pour exemple, le nom de plusieurs personnalités françaises poursuivies pour diffamation.

 

 

 

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