L’échec des ambitions militaires régionales émiraties

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Plutôt que de renforcer la paix et la stabilité régionales, les Émirats arabes unis (EAU) dépensent des dizaines de milliards de dollars chaque année pour des importations d’armes ainsi que des interventions militaires, vouées à l’échec, dans plusieurs pays du Proche-orient.

Depuis 2014, les Émirats arabes unis appuient de toutes leurs forces, le putschiste Khalifa Haftar, chef des milices de l’est de la Libye, dans sa tentative de coup d’État militaire contre le gouvernement légitime reconnu par l’ONU.

Abu Dhabi est également impliquée dans la guerre du Yémen depuis 2018.

Le pays distribue de grandes quantités d’armes, évaluées en milliards de dollars, qu’il stocke depuis des années, afin de réaliser ses ambitions régionales.

Les Émirats arabes unis sont un des plus grand importateurs d’armes à l’échelle mondiale, et s’approvisionnent dans différents pays. Les ÉAU étaient le huitième importateur d’armes au monde entre 2015 et 2019, selon un rapport du moniteur international du commerce des armes, le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

Le pays a dépensé près de 23 milliards de dollars en importation d’armes en 2014 seulement, alors qu’il n’était pas encore impliqué dans les guerres civiles libyennes et yéménites, selon un rapport du SIPRI publié en mai 2019.

Aujourd’hui, les dépenses d’armement des EAU sont plus élevées qu’en 2014, malgré les données manquantes, a déclaré à l’Agence Anadolu, Pieter Wezeman, directeur de recherches au SIPRI.

Les dépenses d’armement des Émirats arabes unis ont continuer d’augmenter après 2014. Ce pays soutient Haftar en Libye depuis environ six ans et sont impliqués dans la guerre du Yémen depuis 2015.

« Les Émirats arabes unis s’efforcent de gagner une influence politique dans la région par le biais de leurs alliés sur le terrain », a expliqué Wezeman.

Les EAU ont conclu plusieurs accords sur les armes avec divers pays, selon les rapports du SIPRI et des défenseurs de la paix, basés aux Pays-Bas, PAX.

– États-Unis

Les États-Unis sont le plus grand fournisseur d’armes des Émirats arabes unis, à l’origine de 60% des importations d’armes d’Abu Dhabi depuis 2009. Depuis cette date, les deux pays ont conclu un total de 32 accords sur les armes d’une valeur de 27 milliards de dollars.

Les exportations de Washington incluent 97 hélicoptères Apache, plus de 30000 bombes, 4569 véhicules blindés de transport de troupes, de type MRAP, 16 hélicoptères de transfert de type Chinook, et un système de défense antimissile de type THAAD.

– France

La France arrive au deuxième rang des fournisseurs d’armes des EAU. Paris a signé un accord avec Abu Dhabi pour un montant de 800 millions d’euros (879 millions de dollars) en 2011. Six navires de guerre de fabrication française ont été livrés aux Émirats arabes unis dans le cadre de l’accord.

– Russie

La Russie est le troisième plus grand exportateur d’armes des Émirats arabes unis, le nombre le plus important de contrats sur les armements conclus entre les deux pays, fut au cours de la période 2009-2013, selon un rapport de PAX.

Les Émirats arabes unis ont acheté 50 systèmes de défense aérienne Pantsir et 1 000 missiles SA-19 ​​à la Russie dans le cadre d’un accord de 800 millions de dollars.

Le pays a également signé plusieurs accords sur les armes avec Moscou en 2017, d’une valeur de 709 millions de dollars, pour l’achat d’équipements antichars.

– Italie

En 2015 et 2016, les EAU ont acheté neuf hélicoptères de type AW-139 et huit véhicules aériens sans pilote, d’une valeur totale de 516 millions de dollars, en provenance d’Italie, selon PAX.

– Suède

En 2017, Abu Dhabi a signé un accord de 1,27 milliard de dollars avec Stockholm pour l’achat d’un avion de surveillance GlobalEye G6000 produit par Saab AB, une société suédoise d’aérospatiale et de défense.

– Espagne

Madrid a livré aux Émirats arabes unis en 2013, trois avions ravitailleurs A-330, d’une valeur de 730 millions d’euros.

– Libye et Yémen

Les autorités des Émirats arabes unis sont les principaux soutiens de Khalifa Haftar, qui poursuit une offensive contre la capitale libyenne Tripoli depuis avril 2019, causant la mort de plus de 1000 personnes dont de très nombreux civils innocents. Les milices de Haftar n’ayant aucun scrupule à bombarder des installations civiles telles des hôpitaux ou des écoles.

Après l’éviction du défunt souverain Mouammar Kadhafi en 2011, le gouvernement libyen a été formé en 2015 dans le cadre d’un accord politique mené par l’ONU.

Le Yémen est en proie à la violence et au chaos depuis 2014, lorsque les rebelles houthis ont envahi une grande partie du pays, y compris la capitale Sanaa.

La crise au Yémen s’est intensifiée en 2015 lorsqu’une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite – qui incluait les Émirats arabes unis jusqu’à leur retrait plus tôt cette année – a lancé une campagne aérienne dévastatrice visant à faire reculer les gains territoriaux des Houthis.

Des dizaines de milliers de Yéménites, dont des civils, auraient été tués dans le conflit, qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde, des millions de personnes étant menacées par la famine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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