Le Conseil de sécurité réclame des mesures concrètes pour renforcer la protection de l’éducation

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Le Conseil de sécurité a réclamé jeudi l’adoption de mesures concrètes pour renforcer la protection de l’éducation dans le contexte des conflits armés, alors que le nombre d’attaques contre les écoles a fortement augmenté ces dernières années, a rapporté l’ONU sur son site.

« Le Conseil réaffirme le droit à l’éducation et sa contribution à la réalisation de la paix et de la sécurité et se déclare gravement préoccupé par l’augmentation considérable des attaques contre des écoles ces dernières années et par le nombre alarmant d’enfants qui sont en conséquence privés de l’accès à une éducation de qualité », ont souligné les quinze membres du Conseil dans une déclaration publiée par la Présidence de cet organe.

Le Conseil de sécurité exhorte, à cet effet, les Etats membres à faire en sorte que les attaques contre les écoles et le corps enseignant « fassent l’objet d’enquêtes » et que les responsables soient « dûment poursuivis ». Il demande la mise au point de mesures concrètes pour prévenir ces attaques, dont l’élaboration de cadres juridiques nationaux.

La déclaration a été adoptée lors d’une réunion du Conseil ayant pour thème « Le sort des enfants en temps de conflit armé : les attaques visant des écoles, une grave violation des droits de l’enfant ». Ce thème a été choisi par le Niger, Président en exercice du Conseil de sécurité pendant le mois de septembre, précise l’ONU.

Le Conseil de sécurité attire, en outre, l’attention sur la vulnérabilité particulière des filles et des femmes dans le contexte des attaques contre les établissements scolaires lors des conflits.

Le Conseil appelle, également, les États membres à fournir l’assistance nécessaire aux enfants, y compris ceux qui sont en situation de vulnérabilité, tels les déplacés, les réfugiés et les enfants handicapés et autres personnes ayant droit à une protection touchées par des attaques contre des écoles.

Plus particulièrement, le Conseil de sécurité se dit préoccupé par « la détérioration continue de la sécurité et de la situation humanitaire et par l’augmentation du nombre d’actes de terrorisme dans la région du Sahel, qui ont coûté la vie à de nombreux civils ainsi qu’à de nombreuses personnes déplacées, et privé des enfants de l’accès à l’éducation en raison de la fermeture des écoles ».

« Il semble y avoir une tactique de guerre émergente, en particulier au Sahel, où les écoles sont ciblées précisément parce qu’elles sont des écoles, et encore plus si elles s’adressent aux filles », s’est inquiétée la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés (CAAC), Virginia Gamba citée dans le communiqué de l’ONU.

« Au cours des deux dernières années au Mali, par exemple, des enseignants ont été menacés et tués ; les établissements scolaires ont été démolis et le matériel pédagogique brûlé, ce qui a entraîné la fermeture de plus de 1.260 écoles, même avant la Covid-19 », a-t-elle déploré.

Le Burkina Faso a pour sa part dû fermer 2.500 écoles au cours de l’année écoulée à la suite d’attaques contre des établissements scolaires, y compris l’incendie de bâtiments et l’enlèvement des enseignants, a ajouté la Représentante spéciale.

La Directrice exécutive de l’UNICEF, Henrietta Fore, a également déploré l’augmentation alarmante des attaques contre les écoles signalant qu’au Niger elles avaient plus que triplé depuis le début de l’année.

« Ces attaques sont apparemment conçues dans un seul but : voler aux enfants, aux communautés et aux pays tout semblant de sécurité, d’optimisme ou d’espoir en l’avenir », a-t-elle ajouté exhortant le Conseil de sécurité à agir pour traiter la maladie des attaques contre les écoles, plutôt que d’en traiter les symptômes en apportant une aide humanitaire.

 

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