Liberté d’expression : Un article du Financial Time censuré après l’intervention de Macron

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Une tribune publiée début novembre dans les colonnes du journal le « Financial Time » et qui pointait du doigt la stigmatisation des musulmans par l’Etat français, a été censuré après les protestations de l’Elysée. 

Trois jours plus tard, le président Emmanuel Macron, diffusait, dans ce même journal, un long texte pour contester les accusations qui lui étaient portées. 

« Si, depuis plus de 130 ans, le Financial Times constitue partout dans le monde un quotidien de référence, c’est parce qu’il se distingue par la publication d’articles fondés sur des faits robustes, des analyses nourries » a d’abord reconnu le chef de l’Etat français. 

Il estime ensuite au fil du texte, que le Financial Time l’a « accusé de stigmatiser, à des fins électorales, les Français musulmans ; pire, d’entretenir un climat de peur et de suspicion à leur égard ».

Emmanuel Macron s’étonne par ailleurs que le « discours d’un chef d’Etat est placé sur le même plan que les propos rapportés d’un commentateur » dans la dite tribune. 

« Depuis plus de cinq ans et les attentats de Charlie Hebdo, la France fait face à une vague d’attentats perpétrés, au nom d’un Islam qu’ils dévoient, par des terroristes » poursuit le président français, avant d’assurer que « face à ce mal qui ronge notre pays, notre Nation fait bloc avec résilience, avec volonté ».

Si la première partie de sa contestation, est d’abord placée sous le signe de l’apaisement, le ton se gâte au fil des lignes. 

En effet, Emmanuel Macron y affirme que dans certains « quartiers des petites filles de trois ou quatre ans portent le voile intégral, sont séparées des garçons et, dès le plus jeune âge, sont mises à part du reste de la société, élevées dans un projet de haine des valeurs de la France ».

La Tribune initiale, diffusée dans le Financial Time, et qui déplorait un discours stigmatisant du président français à l’égard des musulmans, n’est plus disponible sur le site internet du journal depuis l’intervention d’Emmanuel Macron. 

Sa réponse, elle, a en revanche été mise en avant. 

« Je ne laisserai donc personne affirmer que la France, son Etat, cultive le racisme vis-à-vis des musulmans » a enfin martelé Macron, alors même que son gouvernement a récemment annoncé vouloir dissoudre le Collectif Contre l’Islamophobie en France, désigné comme « ennemi de la république ». 

De très nombreux observateurs et militants contre l’islamophobie, dénoncent une instrumentalisation flagrante des récents attentats intervenus sur le sol français pour réduire les libertés des musulmans et diffuser une idéologie hostile à leur égard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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