Une association de juristes dénonce l’instrumentalisation des enfants dans les affaires politiques

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L’association internationale des juristes (AIJ) a dénoncé l’instrumentalisation des enfants dans des affaires politiques incompatibles avec leurs âges, appelant la France à respecter le droit.

L’AIJ s’exprimait dans un communiqué émis samedi et dont une copie est parvenue à Anadolu, suite à l’arrestation en France de 4 enfants de 10 ans, inscrits à l’école Louis Pasteur, pour avoir émis un avis défavorable au sujet des caricatures.

« Nous dénonçons l’instrumentalisation des enfants dans des affaires politiques qui dépassent largement leurs âges », a affirmé Necati Ceylan, secrétaire général de l’Association dans le communiqué.

L’AIJ a critiqué l’attitude du gouvernement français défendant, au nom de la liberté d’expression, les caricatures blasphématoires du prophète Mohamed, faisant le lien avec l’assassinat d’un professeur pour avoir montré ces caricatures à ses élèves.

Les enfants interpellés par la police à leur domicile avaient été signalés par leur enseignant « pour radicalisation et apologie du terrorisme ». 

Les domiciles des enfants ont été perquisitionnés tôt le matin et les enfants ont subi un interrogatoire pendant plus de 11 heures ainsi que leurs parents qui ont été interrogés sur leur croyance et leurs opinions politiques. 

– L’état impose son islamophobie aux enfants

L’AIJ a considéré qu’il est « totalement illégal d’évoquer avec des enfants de 10 ans des discussions sur des sujets qui ne sont pas adaptées à leur âge et de se plaindre, ensuite, de leurs réactions, de fouiller leurs maisons et de les détenir pendant des heures ».
Par ailleurs, l’association constate que :  » Entraîner les enfants dans de telles discussions et tensions n’est pas bénéfique pour eux, aussi bien du point de vue pédagogique que psychologique», avant d’ajouter que « ces pratiques son propres à des personnes racistes, xénophobes et islamophobes ».
En outre, les juristes accusent « la rhétorique raciste et islamophobe des dirigeants français qui s’impose aux petits enfants ». 
Pour eux cette attitude abjecte est à même de remonter les uns contre les autres en créant ainsi des ennemis imaginaires. « L’avenir des enfants s’assombrit de plus en plus », juge encore le secrétaire général de l’association. 
Enfin, l’association condamne « ces pratiques de séparation des jeunes enfants à leurs familles, de les traiter comme des terroristes, de les détenir au poste de police pendant 11 heures, en violant leurs droits les plus élémentaires, les droits humains et les lois ». 
Pour conclure, les membres de l’association « invitent les dirigeants français à respecter la loi ».

Pour rappel, suite à la révélation de l’information par l’Agence Anadolu, le ministère français de l’Intérieur avait dû émettre une vidéo de justification en arguant que « tout a été conforme aux lois et que les enfants avaient tenus des propos justifiant la violence ». 
Pourtant, selon le procureur Michau, « la fillette a été mise en hors de cause ». 
De ce fait, les internautes se demandent comment dans ce cas « elle a pu être incriminée par le professeur ». 
Toujours selon les informations de l’Agence Anadolu, de nombreux enfants de moins de 13 ans ont été signalés par leurs enseignants qui ont donné lieu à des critiques notamment de la part de l’organisation Amnesty International.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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