A l’ONU, on s’inquiète du sort réservé par la police française à des enfants de 10 ans

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Une représente de l’ONU, Marta Hurdado, a apporté son soutien aux quatre enfants de 10 ans, placés en garde à vue pendant 11 heures à Albertville en France, poursuivis pour « apologie du terrorisme ».

La porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies (HCDH) s’est exprimé au micro de l’Agence Anadolu (AA) au sujet du sort réservé à 4 jeunes enfants à Albertville, pour leurs propos lors d’un débat en classe autour de la liberté d’expression, les caricatures du Prophète Mohammed et l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty.

Ces quatre enfants de 10 ans, dont 3 d’origine turque et le dernier d’origine algérienne, ont été traités comme des « terroristes » et retenus pendant 11 heures au commissariat d’Albertville.

« L’arrestation et la garde à vue d’enfants doit être la dernière solution, a estimé Marta Hurdado. Si elle doit avoir lieu, elle doit être le plus court possible et doit se faire en s’efforçant de préserver l’intérêt des enfants. »

C’est ce que prévoit l’article 3 paragraphe 1 du Traité de l’ONU pour les Droits des Enfants. Il met en avant « l’intérêt supérieur des petits » dans tous les sujets.

La représentante de l’ONU a par ailleurs rapporté que de nombreux experts et rapports du HCDH ont, dans le passé, dénoncé la législation antiterroriste française.

« Le mécanisme des Droits de l’Homme de l’ONU a dénoncé la définition française de ‘soutien au terrorisme’, estimant qu’elle réduit inutilement le champ de la liberté d’expression, et qu’elle est trop fréquemment utilisée contre des enfants mineurs », a-t-elle rappelé.

« Des expériences de ce type [garde à vue]peuvent avoir des conséquences sérieuses sur les enfants », a-t-elle déploré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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