France / Exilés violentés : Darmanin saisit la police des polices

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L’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) a été saisie après les « faits inacceptables » intervenus dans la nuit de lundi à mardi en plein Paris, où les forces de l’ordre ont violemment chassé des demandeurs d’asile, selon le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin qui s’exprimait sur les réseaux sociaux. 

« J’ai demandé à l’IGPN de remettre ses conclusions sous 48h et les rendrai publiques », a-t-il assuré. 

Alors que l’indignation continue de monter tant dans les rangs politiques que militants, face aux images choquantes diffusées sur Twitter, les autorités se démènent pour tenter d’éteindre l’incendie et la colère qui gronde. 

Darmanin avait déjà fait savoir dès lundi soir, qu’il demandait au préfet de police de Paris, des explications circonstanciées sur le déroulé des faits et les violences auxquelles se sont livrées certains policiers. 

Il explique désormais que ce dernier lui a « proposé la saisine de l’IGPN sur plusieurs faits inacceptables ».

De son côté, le bâtonnier de Paris, Olivier Cousi, a annoncéqu’il avait saisi Gérald Darmanin et le préfet Didier Lallement, pour des « violences inadmissibles » sur « des avocats et sur des membres du Conseil de l’Ordre ».

Il a rappelé, par ailleurs, que « le devoir des forces de l’ordre c’est d’encadrer sans violence des manifestations pacifiques de citoyens ».

Le média en ligne « Brut » avait également indiqué, plus tôt dans la journée, qu’il avait saisi les autorités pour des violences sur le journaliste Rémy Buisine, présent sur les lieux pour couvrir les faits. 

Cet épisode de violences a pu être rendu public grâce aux vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, alors même qu’est débattue à l’Assemblée nationale, le projet de loi « sécurité globale » qui entend restreindre la possibilité de publier des images des forces de l’ordre. 

Pour rappel, six jours après l’évacuation de leur campement à Saint-Denis (banlieue parisienne), les nombreux demandeurs d’asile et migrants qui n’ont pas été pris en charge par les autorités, ont installé leurs tentes sur la célèbre place de la République pour alerter sur leurs conditions. 

Les exilés, ont dû fuir, poussés par des jets de gaz lacrymogène et des coups de matraque, livrés à eux-mêmes, en errance dans les rues de la capitale. 

Après une longue marche, ils se sont arrêtés du côté d’Aubervilliers (banlieue parisienne).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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