Syndicats de presse français : « Nous refusons la société de la surveillance généralisée »

Syndicats de presse français : "Nous refusons la société de la surveillance généralisée"

Les syndicats de presse et les représentants des médias français ont condamné dans un communiqué commun le projet de loi controversé sur la « sécurité globale ».

Le communiqué a fait savoir, samedi, que « des dizaines de milliers de personnes sont en marche… Contre un pouvoir sourd aux alertes de l’Onu ou de la Commission de droits de l’homme et aveugle face à la mobilisation grandissante de cette semaine ».

Pour les syndicats de presse cette loi, qui a été récemment approuvée par l’Assemblée nationale, constitue une atteinte explicite aux libertés publiques, à la liberté d’informer ainsi qu’aux libertés de s’exprimer et de manifester.

Pour les syndicats de presse français, la loi sur la « sécurité globale » consacre « une société de la surveillance généralisée » qui risque bien de transformer la France en un « pays des violences policières et des atteintes à la liberté d’informer ».

Le communiqué en a exhorté les élus du Sénat, à ne pas faire comme leurs collègues députés de l’Assemblée, et à respecter les valeurs de la démocratie.

Face à l’intention des parlementaire de réécrire l’article 24 du projet de loi « sécurité globale », les syndicats ont fermement affirmé : « nous ne voulons pas de ces textes, nous ne voulons pas de réécriture, nous ne voulons qu’une chose : le retrait ! ».

Il est à noter que l’un des articles de cette loi controversée sanctionne, par une peine d’un an de prison et une amende de 45.000 euros, la diffusion d’images de policiers et de gendarmes.

AA

TRT FR

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