La France accusée de « complicité » dans les violations internationales des droits humains

La France accusée de "complicité" dans les violations internationales des droits humains

Des milliers de personnes ont accusé la France de complicité dans des crimes qui violent le droit international humanitaire, en vendant des armes qui pourraient être utilisées contre des civils et servir dans des violations des droits des personnes.

Ces accusations se sont traduites en une pétition publiée ce mardi, sur le site français d’Amnisty International, signée par plus de 100.000 personnes en seulement quelques heures.

Les signataires de la pétition électronique demandent au gouvernement français de respecter les dispositions du Traité sur le commerce des armes, en plus d’imposer un contrôle parlementaire sur les ventes d’armes.

La pétition a été publiée au moment où le président français Emmanuel Macron assurait à son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, lors de la visite de celui-ci à Paris, que les futures ventes d’armes au Caire « ne dépendront plus de conditions contraignantes exigeant l’amélioration des droits de l’homme ».

« La France, ayant ratifié le Traité sur le commerce des armes, est obligée de ne pas permettre la vente d’armes si celles-ci présentent un risque élevé d’utilisations pour commettre ou faciliter les graves violations des droits humains ou encore pour porter atteinte au droit international humanitaire », indique la pétition.

La pétition d’Amnisty fait référence à la vente d’armes françaises à l’Égypte, affirmant que cette dernière « met en place une répression sans précédent sur les droits de l’homme ».

La même source a également souligné le fait que Paris est l’un des principaux fournisseurs d’équipements militaires de l’Arabie Saoudite, des Émirats Arabes Unis et des membres de la Coalition (arabe) qui est impliquée au Yémen et porte la responsabilité des milliers de victimes civiles du conflit.

La pétition a appelé à davantage de pression sur la France pour garantir son engagement en faveur de la transparence et du contrôle plus stricte sur ce commerce. Elle a d’ailleurs appelé 20 organisations non-gouvernementales de défense des droits de l’homme en France à organiser une grande manifestation mardi soir devant le Parlement français, afin de condamner ce qu’elle a qualifié de « partenariat stratégique » entre les régimes Macron et Al-Sissi sous le prétexte de lutte contre le terrorisme.

Il est à noter que la France devance désormais les États-Unis dans les ventes d’armes à l’Égypte, en concluant des transactions militaires d’une valeur de 1,4 milliards d’euros en 2017, selon le journal français « Le Monde ».

AA

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