Un organisme international de journalisme porte le projet de loi français devant l’ONU

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La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a déclaré, lundi, qu’elle remonterait le projet de loi français controversé sur la « sécurité globale » avant la prochaine session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH), en cas d’adoption par les législateurs français.

Lors d’une conférence de presse vidéo, le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a dénoncé les attaques policières « scandaleuses » contre des journalistes en France.

Bellanger répondait aux questions sur les défis imposés aux journalistes du monde entier lors d’une conférence de presse organisée par des membres de l’Association des journalistes couvrant les activités de l’ONU à Genève (ACANU).

« Si cette loi n’est pas modifiée […] et est portée devant l’Assemblée nationale en février. J’alerterai la prochaine session du Conseil des droits de l’homme », a déclaré Bellanger, répondant à une question de l’Agence Anadolu.

Pour discuter du projet de loi débattu en France et du recours de la police à la violence contre les journalistes, Bellanger a déclaré avoir rencontré le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin deux semaines plus tôt dans son bureau.

« Nous avons beaucoup, beaucoup d’inquiétudes sur la situation en France […] Ce n’est pas parce que c’est en France, mais c’est parce que c’est des attaques contre tous les journalistes », a fustigé le responsable de la FIJ.

Introduit par le parti au pouvoir de La République en marche (LREM) – le parti politique libéral centriste du président Emmanuel Macron – début novembre, le projet de loi prévoit un an d’emprisonnement et une amende de 45.000 € pour les contrevenants.

L’adoption de la législation à l’Assemblée nationale a engendré des manifestations dans tout le pays. Les milliers de personnes qui s’y opposent, affirment que cette loi protégerait la police aux dépens des citoyens.

La frustration suscitée par la conduite de la police en France a été catalysée ces dernières semaines par le passage à tabac brutal du producteur de musique Michel Zecler, un « noir » de 41 ans, abordé par trois policiers, le 21 novembre, dans un studio parisien.

Des caméras de sécurité à l’intérieur du local ont filmé l’attaque de 15 minutes, et sa publication quelques jours plus tard sur les réseaux sociaux a provoqué un tollé. Les officiers ont été immédiatement suspendus.

Des experts des droits de l’homme relevant de l’ONU sont intervenus le 3 décembre et ont déclaré que le récent projet de loi controversé de la France sur la sécurité serait incompatible avec la législation internationale en matière des droits de l’homme et nécessitait des révisions radicales.

 

 

 

 

 

 

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