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France : L’islamophobie rampante d’un exécutif aux abois ?

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France : L’islamophobie rampante d’un exécutif aux abois ?

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Dans son compte rendu de l’ouvrage « L’antisémitisme en France pendant les années trente », de l’historien français Ralph Schor, Annette Wieviorka, historienne française, spécialiste de la Shoah résume en ces termes les conclusions de l’auteur : « De fait, les délires antisémites s’appuient sur un double postulat : la France est envahie par les Juifs ; ces derniers sont inassimilables. Ils pervertissent la culture française à laquelle ils n’ont jamais rien apporté ».

Ces « sentences » auxquelles les juifs étaient confrontés en France dans les années 30, et qui ont posé les jalons de la sordide et criminelle politique anti-juive du gouvernement de vichy (1940 – 1944), semblent avoir trouvé de nouveaux « coupables désignés » dans la France d’aujourd’hui !

Le député de la »France insoumise », Ugo Bernalicis, n’a pas manqué de le relever le 11 février, lorsqu’il a twitté la Une du journal « Le Figaro » de ce jour-là qui titrait : « Comment l’islamo-gauchisme gangrène les universités », en y ajoutant la Une d’un journal français (aujourd’hui disparu), « Paris Soir », qui titrait le 30 novembre 1940 : « Débarrassons l’université de l’emprise judéo-maçonnique ». Le député Bernalicis y ajouta un commentaire des plus éloquents : « 80 ans séparent ces deux Une ! ».

S’il est vrai que l’antisémitisme d’Etat pratiqué par le gouvernement collaborationniste français de l’époque fait désormais partie des « chapitres honteux » de l’Histoire française, il n’en demeure pas moins que le discours de certains politiques français, et la dérive linguistique observée dans un large pan des médias de l’Hexagone, trahit une « nouvelle tendance » xénophobe caractérisée par ce « concept fourre-tout » d’islamo-gauchisme repris par la Une du Figaro.

C’est cette même Une du Figaro qui vient de jeter l’actuelle ministre française de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, dans la tourmente.

Invitée sur une chaine d’information française, la ministre du gouvernement Castex a commenté la manchette du Figaro, déclarant : « Moi je pense que l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble, et que l’université n’est pas imperméable, l’université fait partie de la société ».

Frédérique Vidal va encore plus loin devant l’assemblée nationale française, en annonçant aux députés son intention de vouloir demander une enquête au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) sur ce qu’elle nomme l’islamo-gauchisme, « sur l’ensemble des courants de recherche sur le sujet dans l’université de manière à ce qu’on puisse distinguer ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève justement du militantisme et de l’opinion. »

L’islamo-gauchisme, qui selon le chercheur en science politique, Samuel Hayat, est « un outil rhétorique efficace des tenants de la ligne de droite extrême, empruntant à la fois à la longue histoire des polémistes d’extrême-droite et à l’islamophobie ambiante », devait peut-être représenter pour la ministre Vidal une façon d’échapper aux critiques qui fusent de toutes parts quant à sa gestion de son département dans le contexte de la pandémie de coronavirus ?

Son discours, emprunté à l’extrême droite, se voulait-il une façon d’être en phase avec la fuite en avant rhétorique d’un pouvoir embourbé, depuis un certain temps, dans un malaise social et économique ? Essayait-elle de faire comme nombre de ses collègues et détourner l’attention de l’opinion publique française de ses réels problèmes, en lui offrant un ennemi désigné sur qui déverser son fiel ?

Toujours est-il que le CNRS, qui semble ne pas avoir été consulté par la ministre avant d’être impliqué dans cette polémique, a pris sur lui d’anticiper la demande officielle de Mme Vidal en publiant un communiqué dans lequel il fait valoir que le terme d’islamo-gauchisme « ne correspond à aucune réalité scientifique ». Et le CNRS de « condamner avec fermeté celles et ceux qui tentent d’en profiter pour remettre en cause la liberté académique indispensable à la démarche scientifique et à l’avancée des connaissances, ou stigmatiser certaines communautés scientifiques ».

La polémique suscitée par Frédérique Vidal autour de ce concept fourre-tout d’islamo-gauchisme n’en est pas à son premier épisode, puisque son collègue, actuel ministre français de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s’était lui aussi laissé aller à une envolée lyrique sur le sujet à la fin de l’année dernière. S’appuyant sur la « prise de position » de Blanquer, deux députés français, Julien Aubert et Damien Abad avaient demandé, le 25 novembre 2020, la création d’une « mission d’information sur les dérives intellectuelles idéologiques dans les milieux universitaires ».

C’est sans doute en réponse à cette demande que la ministre a jugé bon de reprendre à son compte ce concept pour le moins flou d’islamo-gauchisme, « terme qui ne cesse de perdre en précision ce qu’il gagne en efficacité », selon Samuel Hayat. Or si les propos du ministre de l’éducation avaient recueilli les vivats de sa famille politique, la sortie de sa collègue de l’enseignement supérieur n’a pas engrangé le même enthousiasme.

Frédérique Vidal, qui a soulevé un tollé auprès des universitaires, s’est vue adresser le commentaire suivant par Michel Deneken, administrateur provisoire à l’université de Strasbourg : « On va demander à nos chercheurs du CNRS de devenir des flics qui enquêtent sur leur propre université, c’est absurde, il s’agit d’un dérapage incompréhensible ».

François Ruffin, député appartenant au groupe ‘La France Insoumise’ au parlement français a également réagi à cette « initiative » de la ministre de l’Enseignement supérieur, déclarant sur twitter : « Pour masquer son abandon des étudiants, Frédérique Vidal lance une chasse aux sorcières chez les universitaires. Mais elle est démasquée par le CNRS et les présidents d’universités. L’indécence a atteint sa limite : je demande sa démission »

La Conférence des présidents d’université (CPU) s’est quant à elle dite stupéfaite par « une nouvelle polémique stérile sur le sujet de l’« islamo-gauchisme » à l’université ». Et d’enfoncer le clou dans son communiqué déclarant que l’islamo-gauchisme est « une pseudo-notion dont on chercherait en vain un commencement de définition scientifique, et qu’il conviendrait de laisser (…) à l’extrême droite qui l’a popularisée ».

Le communiqué de la CPU conclut sur une note sarcastique : « Si le gouvernement a besoin d’analyses, de contradictions, de discours scientifiques étayés pour l’aider à sortir des représentations caricaturales et des arguties de café du commerce, les universités se tiennent à sa disposition. Le débat politique n’est par principe pas un débat scientifique : il ne doit pas pour autant conduire à raconter n’importe quoi ».

Echaudé par cette levée de boucliers des universitaires, le président français, par la voix du porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, a pris ses distances vis-à-vis de l’initiative annoncée par Vidal. Sans remettre en question l’argument de l’islamo-gauchisme utilisé par la ministre, Attal a déclaré aux médias : « Le Président de la République est profondément attaché à l’indépendance des enseignants-chercheurs qui est un fondement de la République et qu’on doit préserver ». «La priorité pour le gouvernement, c’est évidemment la situation des étudiants dans la crise sanitaire», a-t-il tenu à ajouter.

Pour l’ancien ministre de l’Education nationale et actuel Haut-commissaire au plan, François Bayrou, «On ne peut pas aujourd’hui considérer que l’université soit devant ce genre de question perpétuellement centrée autour de l’islam ou d’une religion. Dans les universités que je connais, ce n’est pas comme ça que ça se passe».

Si les représentants de la majorité gouvernementale se sont, à des degrés divers, désolidarisés de Frédérique Vidal, Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur d’Emmanuel Macron, qui expliquait il y’a peu à la chef de file de l’extrême droite française, Marine Le Pen, que l’article 44 de la loi contre le séparatisme a été fait « pour faire plaisir à des représentants du Rassemblement National », a lui volé au secours de sa collègue, la qualifiant de « courageuse » et estimant qu’elle avait « raison ».

Au-delà de cette polémique, la politique de la France vis-à-vis des citoyens français de confession musulmane, voire de l’Islam en général, tend à rappeler l’ambiance nauséabonde qui régnait dans le pays durant la période de l’entre-deux-guerres. Emmanuel Macron lui-même déclarait en 2018 : « Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après Première Guerre mondiale à la crise de 1929 ».

Cet aveu du président français, qui se voulait sans doute être un cri d’alarme, n’en demeure pas moins un triste constat de l’état d’esprit qui règne dans ce pays depuis quelques temps déjà.

Un pouvoir dépassé par les évènements, embourbé dans des crises qui n’en finissent pas, de celle du mouvement des gilets jaunes à celle de la crise mal gérée du coronavirus, et qui, pour s’octroyer un peu de répit, sonne la charge contre un ennemi de l’intérieur, forgé de toutes pièces : L’islamo-gauchisme, qui sert d’épouvantail, voire l’Islam même, en tant que religion, qui sert désormais de croque-mitaine à des novices en politique qui n’hésitent pas à s’attirer les foudres de plus d’1 Milliard de musulmans de par le monde, avec pour seul horizon les 19 mois qui les séparent de la prochaine échéance électorale.

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