Les États-Unis visent à coopérer avec la Turquie sur des « priorités communes »

Les États-Unis visent à coopérer avec la Turquie sur des "priorités communes"

Les États-Unis visent à coopérer avec la Turquie sur des « priorités communes », a annoncé le Département d’État américain.

Le porte-parole de la Diplomatie américaine, Ned Price a déclaré, lundi, que l’Administration du Président Joe Biden vise à travailler avec la Turquie sur des questions d’intérêt mutuel.

Cette déclaration intervient à la suite d’un débat déclenché après que les États-Unis se sont joints à neuf autres pays pour demander la libération de l’homme d’affaires turc, Osman Kavala.

« L’Administration Biden cherche à coopérer avec la Turquie sur des priorités communes et, comme avec tout allié de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), nous continuerons à dialoguer pour résoudre tout type de désaccord, a déclaré Price. Nous pensons que la meilleure voie à suivre est la coopération sur des questions d’intérêt commun et nous savons que nous avons de nombreuses questions d’intérêt mutuel avec la Turquie. »

Osman Kavala a fait face à des accusations pour les manifestations du parc Gezi de 2013. Il a été acquitté de toutes les accusations en février 2020. Une cour d’appel a cependant annulé le verdict en janvier 2021. Kavala est également accusé d’implication dans la tentative de coup d’État de 2016 en Turquie orchestrée par l’organisation terroriste guléniste FETO. Il a été placé en détention provisoire pour espionnage en mars 2021.

Le 18 octobre, l’ambassade américaine à Ankara et celles de neuf autres pays ont fait un appel commun à libérer Kavala.

Le Président turc, Recep Tayyip Erdogan a affirmé que Kavala est « l’équivalent de George Soros » sur le plan international et a donné l’instruction au ministère turc des Affaires étrangères pour que les dix ambassadeurs en question soient déclarés persona non grata.

L’ambassade américaine a fait marche arrière, ce lundi, en déclarant qu’elle respectera l’article 41 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Les ambassades des autres pays ont suivi la démarche américaine.

Selon ledit article, les diplomates « ont le devoir de respecter les lois et règlements de l’État accréditaire » ainsi que de « ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de cet État ».

AA

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