France : Trente-cinq sociétés de journalistes préoccupés par les menaces de l’extrême droite

France : Trente-cinq sociétés de journalistes préoccupés par les menaces de l'extrême droite

 

Trente-cinq sociétés de journalistes françaises ont exprimé, jeudi, leur préoccupation face aux menaces répétées de l’extrême droite contre les journalistes, exhortant les autorités et l’ensemble des forces politiques à prendre des mesures pour y remédier.

Dans une lettre publiée dans le journal français Libération, les sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs et du personnel de nombreux organes de presse ont déclaré que des extrémistes de droite avaient menacé et insulté des journalistes au cours des dernières semaines.

« Plusieurs journalistes couvrant l’actualité de l’extrême droite font face, ces dernières semaines, à une violence d’une rare intensité, totalement inacceptable, ayant pour dessein d’entraver leur travail », peut-on lire dans la lettre. 

Les militants d’extrême droite ayant tenté, à maintes reprises, d’empêcher les journalistes de faire leur travail, les sociétés de journalistes ont exprimé leur préoccupation face à ces menaces et à cette violence.

Leur lettre exhorte le gouvernement et l’ensemble des forces politiques à prendre les mesures qui s’imposent pour défendre la liberté de la presse, notamment dans la perspective de l’élection présidentielle d’avril prochain.

« Lundi 15 novembre, le site d’information Street Press a révélé que plusieurs journalistes de Street Press et du Média TV ont été directement menacés dans des messages d’un groupuscule néonazi leur accolant une cible sur la tête, au milieu de dessins racistes censés représenter des musulmans, des juifs et des noirs », explique la lettre.

Des journalistes du quotidien régional « Sud-Ouest » ont été interdits d’accès à une réunion publique du journaliste d’extrême droite Éric Zemmour, le 12 novembre à Bordeaux. 

Et les sociétés des journalistes d’ajouter : « A Mediapart, une journaliste couvrant l’extrême droite fait face, depuis plusieurs semaines, à une vague d’appels au meurtre et au viol, depuis la publication d’une enquête sur des youtubeurs d’extrême droite. »

Parmi les signataires de ce texte figurent les sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs et du personnel, de la chaîne publique France Info, ainsi que de Mediapart, Le Figaro, L’Express, BFMTV, Paris Match, RFI, RMC, RTL, LCI et Libération.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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