La France promet de soutenir la Tunisie auprès du FMI

La France promet de soutenir la Tunisie auprès du FMI

L’ambassadeur de France en Tunisie, André Baran, a promis, lors de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Othmen Jerandi, que son pays soutiendra la Tunisie auprès du Fonds monétaire international (FMI) et auprès des institutions européennes, réaffirmant son appui aux mesures du président de la République, Kais Saied.

C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public vendredi par le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, relayé par l’agence Tunis Afrique Pesse (TAP/officiel).

L’ambassadeur a également fait part de la confiance de la France en la capacité de la Tunisie à préserver son processus démocratique.

La rencontre a porté sur les moyens de renforcer les relations bilatérales, notamment dans les domaines de la coopération économique et financière ainsi que sur des questions internationales d’intérêt commun, selon le communiqué.

Jerandi a, pour sa part, salué le soutien apporté par la France à la Tunisie, en cette étape délicate, soulignant la détermination du président Kais Saied à mettre en place un processus démocratique solide consolidant l’Etat de droit et promouvant les droits et les libertés, par le biais de mesures qui reflètent les aspirations du peuple tunisien en matière de justice et de lutte contre la corruption.

Le ministre a en outre exprimé l’espoir de voir la France soutenir la Tunisie au cours de la période à venir dans ses négociations avec ses partenaires et les bailleurs de fonds internationaux, réaffirmant l’importance que le gouvernement attache à la réalisation des réformes économiques, à l’amélioration du climat d’affaires et à la croissance malgré de nombreux défis, lit-on de même source.

La Tunisie qui peine à rembourser ses dettes avait mené en 2021 des discussions avec le FMI pour un nouveau prêt en contrepartie de réformes socialement difficiles, destinées à assainir ses finances.

Parmi ces réformes figurent notamment la diminution des subventions aux produits de première nécessité, une réduction de la masse salariale de l’État qui emploie 680 000 personnes dans un pays de 12 millions d’habitants et une restructuration de nombreuses entreprises publiques.

«Ces réformes sont essentielles pour rééquilibrer les comptes budgétaires et assurer la viabilité de la dette à l’avenir dans un contexte de perspectives de croissance modérée», avait indiqué en octobre dernier, l’agence de notation Moody’s, au moment de dégrader la note souveraine de la Tunisie.

 

AA

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