Guterres attend de Pékin qu’il autorise une visite « crédible » de Bachelet au Turkestan orieental

Guterres attend de Pékin qu'il autorise une visite "crédible" de Bachelet au Turkestan orieental

 

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a dit attendre de Pékin une autorisation pour permettre à la Haute-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, d’effectuer une visite « crédible » au Xinjiang (Turkestan oriental).

C’est ce qui ressort d’un communiqué publié samedi par le bureau de Guterres, au terme de sa rencontre avec le président chinois, Xi Jinping, dans la capitale, Pékin, en marge des Jeux olympiques d’hiver de 2022.

Selon le communiqué, António Guterres a rencontré le président Xi Jinping et le ministre des Affaires étrangères Wang Yi.

« Le secrétaire général a exprimé son attente que les contacts entre le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et les autorités chinoises permettent une visite crédible de la Haute-Commissaire en Chine, et notamment au Xinjiang », ajoute le communiqué.

La même source a également exprimé sa reconnaissance pour « le ferme soutien de la Chine aux Nations unies et au système multilatéral international ».

António Guterres a exprimé sa volonté de « renforcer la coopération entre les Nations unies et la République de Chine dans toutes les activités qui forment les piliers des Nations unies à savoir : la paix et la sécurité, le développement durable, le changement climatique, la biodiversité, et les droits de l’homme ».

Pékin n’avait précédemment autorisé aucune visite de l’ONU au Xinjiang, dans le but d’enquêter sur les conditions de la minorité turque musulmane ouïghoure qui y vit, et ce, malgré les demandes réitérées des Nations unies. Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré, vendredi dernier, que la Haute-Commissaire aux droits de l’homme est la bienvenue dans la région du moment que sa visite ne sera pas exploitée à des fins de manipulation politique ».

La décision de Pékin d’inviter la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, est intervenue à l’occasion de la tenue de la 46e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève (Suisse).

La Chine fait face à des critiques virulentes de la part des pays du monde pour ses pratiques à l’encontre de la minorité musulmane ouïghoure, qui vit au Turkestan oriental ou Xinjiang, selon l’appellation de Pékin, qui signifie les « Nouvelles Frontières ».

Les États-Unis et le Canada ont qualifié la campagne de la Chine contre les Ouïghours de « génocide », tandis que Washington a également restreint son commerce avec la région et appliqué des sanctions à certaines entreprises chinoises accusées d’imposer des travaux forcés au sein de la communauté ouïghoure.

Les chiffres officiels indiquent qu’il existe 30 millions de musulmans en Chine, dont 23 millions d’Ouïghours, alors que les rapports non-officiels affirment que le nombre de musulmans dans le pays est d’environ 100 millions de personnes, soit environ 9,5 % du total de la population.

 

 

 

 

 

 

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