Retrait du Mali : Macron « récuse le terme d’échec »

Retrait du Mali : Macron « récuse le terme d’échec »

 

La France « récuse le terme d’échec » au Mali après l’annonce du retrait militaire du pays, ce jeudi matin, a fait savoir le président Emmanuel Macron, en conférence de presse.

Le chef de l’Etat s’exprimait quelques instants après la diffusion d’un communiqué de presse commun signé par la France, les pays européens engagés dans la force Takuba et le Canada, annonçant officiellement la fin de leur présence au Mali.

Ce qui n’était qu’un secret de polichinelle depuis plusieurs jours, est désormais acté : Paris se retire du Mali mais assure qu’une partie des militaires présents sur place vont être redéployés au Niger, sur la région frontalière.

Emmanuel Macron souhaite ainsi « impliquer et appuyer davantage les pays voisins de la bande sahélienne » et assure que « les groupes terroristes jouent de la porosité des frontières ».

« Une coordination transfrontalière est indispensable pour contrer cette stratégie, c’est tout le sens d’un renforcement de la coordination entre les pays de la région », a-t-il poursuivi.

S’agissant spécifiquement du Mali, il indique que la France ne peut pas « rester engagée militairement aux côté d’autorités de fait » dont elle ne partage « ni la stratégie ni les objectifs cachés ».

Sur le terrain, ce retrait « se traduira par la fermeture des emprises de Gossi, de Ménaka et de Gao » qui « sera effectuée de manière ordonnée, avec les forces armées maliennes et avec la Mission des Nations unies au Mali ».

Le Président français a, par ailleurs, eu un mot pour les 53 soldats « tombés au Sahel pour la liberté » ainsi que pour « les six Français qui ont perdu la vie au Niger en août 2020 ».

« Al-Qaïda et Daech ont choisi de faire de l’Afrique, du Sahel en particulier, et maintenant de manière croissante du Golfe de Guinée, une priorité de leur stratégie d’expansion » a-t-il par ailleurs déploré.

Le président sénégalais, Macky Sall, qui s’exprimait conjointement, a, quant à lui, déclaré que la lutte contre le terrorisme « ne saurait être la seule affaire des pays africains ».

Il s’est dit « heureux que l’engagement ait été renouvelé de rester dans la région et de réarticuler le dispositif ».

Les opérations de retrait vont être planifiées sur les 4 à 6 prochains mois « en bonne intelligence avec les armées maliennes », a enfin souligné Emmanuel Macron.

 

 

AA

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