« Notre armée a détecté un missile balistique de courte portée tiré des environs de la zone de Tongchang-ri, dans la province du Pyongan du Nord (nord-ouest), à 11H05 (02H05 GMT) vers la mer de l’Est », a indiqué l’état-major interarmées (JCS), en référence au nom coréen de la mer du Japon.

Les renseignements américains et sud-coréens analysent le projectile, qui a volé sur 800 kilomètres, a déclaré le JCS dans un communiqué, qualifiant ce lancement de « provocation sérieuse » en violation des sanctions de l’ONU.

Le JCS a ajouté que l’armée se tient prête à répliquer de manière « écrasante », tout en poursuivant des « manoeuvres et exercices militaires intensifs et minutieux ».

Séoul et Washington mènent depuis lundi leurs plus importantes manoeuvres militaires en cinq ans, censées renforcer leur coopération face à la menace croissante du Nord. Baptisées « Freedom Shield », elles doivent durer jusqu’au 23 mars.

Le Commandement Indo-Pacifique de l’armée américaine a aussi condamné ce tir, qui souligne « l’impact déstabilisant » des programmes d’armement nord-coréens pourtant interdits.

Tokyo a également confirmé le tir tout en le condamnant « avec véhémence » par l’intermédiaire de son ambassade à Pékin, a expliqué à la presse le vice-ministre de la Défense, Toshiro Ino.

Selon des médias nippons citant des sources gouvernementales anonymes, le projectile semble être tombé hors de la zone économique exclusive (ZEE) du Japon après avoir suivi une trajectoire irrégulière.

Les exercices de Séoul et Washington rendent furieux Pyongyang, qui les perçoit comme des répétitions à une invasion de son territoire et promet régulièrement une réponse « écrasante ».

Ils se « rapprochent d’une impardonnable ligne rouge », avait dit l’agence officielle nord-coréenne KCNA à leur sujet samedi.

Agences