Neuf mineurs chinois ont été tués et deux autres blessés lors d’une attaque perpétrée dimanche par des hommes armés non identifiés sur un chantier minier près de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, dans centre de la République centrafricaine, a indiqué à Anadolu le maire de Bambari, Abel Matchipata.

« Vers 5 heures (heure locale) ce dimanche, nous avons entendu des tirs venant du chantier minier de Chingbolo, situé à 25 Km de Bambari, où résident les Chinois. Quand nous sommes arrivés sur place, nous avons constaté que le chantier a été attaqué », a souligné le maire, joint par téléphone.

« Il y a eu neuf corps et deux blessés, tous des ressortissants chinois. Les corps et les blessés sont actuellement à l’hôpital central de Bambari. C’est une situation vraiment regrettable », a-t-il déploré. « Les Chinois ont ouvert ce chantier minier le 14 mars courant et quelques jours après ils sont attaqués », a encore regretté le maire.

La Chine a confirmé lundi le bilan, évoquant « deux blessés graves », mais sans donner davantage de détails sur les circonstances de cette attaque, qui n’a fait l’objet d’aucune revendication jusqu’à présent.

Xi Jinping « a appelé à déployer tous les efforts nécessaires pour soigner les blessés » ainsi qu’à « sévèrement punir les meurtriers conformément à la loi », a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.

« A l’exception de la capitale Bangui, le niveau de risque sécuritaire dans les autres régions de la Centrafrique est rouge, c’est-à-dire extrêmement élevé », a souligné le ministère, appelant les citoyens chinois « à évacuer au plus vite » les zones dangereuses.

L’attaque n’a pas été revendiquée et les autorités de Bambari ont indiqué qu’elles n’ont aucune piste sur les assaillants et le motif de leur attaque.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le plus grand mouvement rebelle en Centrafrique a condamné l’attaque qui selon elle est « un acte ignoble et barbare » qui a été « planifié et préparé par les mercenaires russes de Wagner ».

La semaine dernière, trois autres mineurs chinois avaient été enlevés sur un chantier minier dans l’ouest du pays et l’attaque n’a pas été revendiquée.

Le 4 octobre 2018, trois personnels chinois d’une société minière avaient aussi été tués dans la localité de Sosso-Nakombo, ville du sud-ouest du pays. Cette région diamantifère et aurifère fait régulièrement l’objet de tensions.

Agences