Trois embarcations des gardes-côtes « sont en train d’intervenir à environ 70 milles nautiques (environ 130 km, ndlr) au sud de Crotone (Calabre, sud) pour prêter secours à une grosse embarcation avec quelque 500 migrants à bord », ont annoncé les gardes-côtes dans un communiqué.

Trois autres embarcations des gardes-côtes, dont un navire de haute mer, le Dattilo, sont en train de prêter secours à deux autres embarcations transportant environ 800 personnes.

Ces deux embarcations se trouvent à environ 180 km au sud-est de la Calabre, la pointe de la botte italienne, selon la même source.

« Les secours (…) sont particulièrement compliqués en raison du nombre élevé de personnes présentes à bord des embarcations à la dérive », selon les gardes-côtes, qui ont diffusé des photos montrant trois embarcations surchargées.

Les opérations de secours vont se poursuivre dans les prochaines heures, avec le soutien additionnel d’un avion et d’un autre navire de haute mer.

Face à cette situation, les gardes-côtes ont sollicité l’aide de la marine, et le ministère de la Défense a indiqué dans un communiqué avoir donné l’ordre d' »une intervention immédiate » du navire militaire Sirio, qui « se dirige sur place le plus vite possible pour prêter assistance ».

Un naufrage meurtrier s’est produit il y a près de deux semaines au large de la ville de Crotone, faisant au moins 73 morts. La justice a ouvert une enquête sur la tragédie, notamment pour tenter d’expliquer l’arrivée trop tardive des secours.

Cet événement a choqué l’Italie, et le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni, élu sur une ligne antimigrants, a organisé symboliquement jeudi un conseil des ministres près du site du naufrage.

Selon le ministère de l’Intérieur, 17.592 personnes ont débarqué depuis le 1er janvier en Italie, contre 5.976 sur la même période en 2022 et 5.995 en 2021, soit près du triple.

Le nombre d’arrivées de migrants par la route de la Méditerranée centrale a bondi de 116% en janvier et février par rapport à 2022, selon l’agence européenne de garde-frontières Frontex.

AFP