« Plaçons l’Europe à l’avant-garde de l’exploration spatiale », a déclaré l’ancien Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, membre du Groupe consultatif de haut niveau (HLAG), en présentant le rapport à l’Agence spatiale européenne (ESA), selon un communiqué.

Ce rapport souligne l’importance de l’exploration humaine et robotique de l’espace, véritable « enjeu économique et géopolitique », a rappelé l’ancienne ministre italienne de l’Education Stefania Giannini et membre du HLAG, estimant que « l’autonomie européenne y est en jeu », lors de la conférence de presse de l’ESA (22 Etats membres).

Le groupe s’est prononcé en faveur de l’établissement d’une mission garantissant à l’Europe spatiale une présence permanente et indépendante sur les orbites terrestre et lunaire, ainsi que sur la Lune. Avec des astronautes européens sur cette dernière d’ici dix ans, alors qu’actuellement seuls les Etats-Unis, la Russie et la Chine ont la capacité d’envoyer des hommes dans l’espace.

Pour cela, « nous devons investir plus dans l’exploration spatiale », a plaidé un autre membre du groupe, Cédric O, ancien secrétaire d’Etat français au numérique. « Le coût de ne rien faire serait plus élevé encore que celui d’une dépense » dans ce secteur.

A titre d’exemple, le rapport pointe que pour un milliard d’euros consacrés par l’ESA à l’exploration spatiale, l’agence américaine Nasa en consacre 13 milliards, avec d’importantes retombées économiques.

Mais comme l’a souligné M. O, « le plus important n’est pas la hausse du budget » mais la « remise à plat de la façon dont l’industrie est organisée ».

Le rapport insiste notamment sur la nécessité de « susciter une véritable compétition entre les entreprises européennes, et de favoriser l’émergence de nouveaux acteurs », comme l’américain SpaceX. A cet égard « l’émergence de nouveaux dans le secteur spatial a changé la règle du jeu », selon M. O.

AFP