La légalisation de ce dispositif inédit, fortement critiqué par les associations de défense des droits et libertés, a été entérinée par 59 voix de la majorité présidentielle, ainsi que de députés Les Républicains (LR) et Rassemblement national (RN), à travers l’article 7 du projet de loi relatif aux Jeux Olympiques et Paralympiques.

Celui-ci légalise, à des fins d’expérimentation, la vidéosurveillance automatisée jusqu’à la fin de l’année 2024.

Pour rappel, la surveillance automatisée (ou algorithmique) fonctionne avec un logiciel chargé d’analyser les images de surveillance fournies par des caméras fixes ou des drones.

L’intelligence artificielle peut envoyer une alerte lorsqu’elle détecte un comportement ou une situation qu’elle a identifiés comme suspect, selon ce logiciel dont les algorithmes évoluent au fur et à mesure de son expérimentation.

Ce logiciel peut être développé et fourni par l’État, mais aussi par des entreprises privées, ce qui pose la question d’accès à des données personnelles par ces dernières.

Le Gouvernement français tente de faire valoir que la mise en place de ce dispositif vise à « assurer la sécurité » des Jeux Olympiques de 2024, qui devraient accueillir 12 à 15 millions de spectateurs.

Pour l’heure, les associations de défense des droits et libertés individuelles redoutent ce système qu’ils qualifient de « cheval de Troie », et qui pourrait permettre une généralisation et installation durable de la vidéosurveillance par intelligence artificielle dans l’espace public de l’Hexagone.

Agences